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« Ébola en Guinée – 314 morts : Être à la hauteur des urgences »

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

Depuis le mois de janvier 2014, notre pays la Guinée est confronté à une épidémie d’une virulence sans précédent. Il s’agit de la fièvre hémorragique provoquée par le virus de l’Ébola. Depuis son apparition en début d’année sur notre territoire, selon les chiffres du 20 Juillet de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le virus de l’Ébola a déjà entraîné 415 cas de personnes contaminées en Guinée, dont 314 morts. Ceci n’est pas du tout un chiffre à négliger ou à banaliser, il s’agit de 2 morts par jour depuis le mois de janvier. C’est l’épidémie la plus grave que notre nation ait connue de toute son histoire. Parmi ces 314 morts, il faut compter les populations les plus vulnérables et les plus exposées de notre société. Mais il faut aussi compter de vaillants médecins qui ont perdu la vie en essayant, avec les moyens de bords, de traiter et de sauver la vie des populations contaminées.

Aujourd’hui donc, au nom de la LDRG, je tiens non seulement à exprimer mes sincères condoléances aux familles des victimes de cette épidémie, mais de plus, je souhaite un prompt rétablissement à toutes les personnes encore atteintes de cette fièvre hémorragique. De même, j’exprime ma solidarité totale à l’ensemble des médecins, des bénévoles et volontaires, et des membres d’organismes humanitaires qui sont en première ligne dans la lutte contre cette épidémie sans précédent en Guinée. Ils font preuves d’un courage et d’un professionnalisme admirable.

Guinéennes et guinéens,

Mes cher(e)s compatriotes,

Nous sommes en face d’une épidémie contre laquelle aucun vaccin et aucun médicament n’a encore été découvert. La fièvre hémorragique provoquée par le virus Ébola commence lentement par une grippe, des mots de tête et une diarrhée. Puis, très rapidement, s’en suit des saignements incontrôlables qui conduisent plus de 90% des personnes contaminées à la mort.

La contamination initiale au virus de Ébola se fait de l’animal à l’homme. À ce jour, les principaux agents transmetteurs connus du virus vers l’homme sont les chimpanzés, les chauves-souris et les antilopes de brousse. Puis, le virus Ébola se transmet de l’homme à l’homme par le contact avec du sang contaminé, ainsi que des organes et liquides provenant de la personne contaminés, y compris la sueur. Les funérailles de personnes décédées des suites de la fièvre hémorragique de l’Ébola sont également un grand facteur de propagation du virus, car quiconque se frotte au corps de la personne décédée court alors un très grand risque d’attraper le virus à son tour. Une fois attrapée, le virus repose 21 jours dans l’organisme de la personne contaminée avant de commencer à se manifester. De ce fait, le virus peut s’étendre sur une vaste superficie en quelques semaines car les personnes contaminées peuvent se déplacer durant 21 jours sans se rendre compte qu’ils ont attrapé le virus. Et une fois que le virus se manifeste, la personne contaminée représente à son tour un nouveau foyer de contamination dans une nouvelle localité souvent éloignée du lieu initial de la détection du virus. C’est ainsi que, parti de la ville de Guékédou dans le Sud de la Guinée, en l’espace de quelques semaines, pour ne parler que de la Guinée, le virus a trouvé des foyers de contamination dans les endroits aussi éloignés et divers que la capitale Conakry, Boké, Kindia, Télimélé, Kissidougou, Dabola, Kankan, Macenta et Nzérékoré. Cependant, désormais le virus fait aussi des ravages au Libéria et en Sierra-Leone voisine. Selon les chiffres du 20 juillet de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Libéria compte aujourd’hui 214 cas dont 127 décès. Quant à la Sierra-Leone, elle compte 454 cas dont 219 décès. Tous ces chiffres évoluent très rapidement.

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

Le virus de Ébola constitue une grande menace pour notre « sécurité nationale ». Si des mesures radicales ne sont pas prises dès maintenant, le virus risque très vite de développer une résistance et de muter en des formes épidémiques jamais connues qui feront des dégâts encore plus monstrueux au sein de nos populations et dans toute la sous-région.

Ce risque d’évolution de l’épidémie est bien compris des experts internationaux qui semblent beaucoup plus préoccupés que le Président Alpha Condé et son gouvernement des conséquences dévastatrices de cette épidémies monstrueuses pour les populations guinéennes. Alors que l’épidémie était en pleine propagation sur le territoire national, le Président Alpha Condé affirmait au mois d’Avril à Genève que l’épidémie est sous contrôle en Guinée. Alors que les volontaires de tous les horizons sont en ligne de front pour éduquer les populations et traiter les malades, le Président Alpha Condé ne cessait de les stigmatiser et de les traiter d’escrocs. Alors que l’ampleur de l’épidémie atteint des proportions jamais vue par le passé, Alpha Condé et son gouvernement nient encore les chiffres publiés par l’OMS et l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontière (MSF). Alors qu’à la fin du mois de Juin l’OMS tirait la sonnette d’alarme et appelait les pays concernés à adopter des mesures draconiennes pour stopper la propagation de l’épidémie, en Guinée, le foyer principal de l’épidémie, le gouvernement et l’opposition étaient en conclave pour discuter entre bons gens de questions électorales.

C’est cette irresponsabilité au plus haut sommet de l’État qui est la première cause de la propagation fulgurante du virus en Guinée et dans la sous-région ouest-africaine. À cause de cette irresponsabilité des dirigeants et acteurs politiques guinéens, non seulement l’épidémie fait ravage en Guinée, mais de plus, la Guinée indispose aujourd’hui fortement le Libéria, la Sierra-Leone, la sous-région ouest-africaine, et même la communauté internationale. Les acteurs politiques guinéens sont directement responsables de la proportion qu’a prise cette épidémie en Guinée parce qu’ils banalisent le virus de l’Ébola et ils banalisent la vie de nos populations. Ils sont responsables parce qu’ils sont incapables de prendre les mesures nécessaires pour protéger nos populations et sauvegarder notre sécurité nationale.

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

Ce n’est pas la première fois que le virus Ébola à fait son apparition chez l’homme. En Afrique, ce virus est déjà apparu en Côte d’Ivoire, au Congo, au Soudan, au Gabon, en RDC et en Ouganda. Partout où ce virus a fait son apparition, les autorités de ces pays ont pris des mesures drastiques à la hauteur des urgences pour contrer le virus. Si l’ensemble de ces pays ont réussi à contenir et éradiquer l’épidémie, il n’y a pas de raisons que la Guinée aussi n’y arrive pas. Le fait que les autorités guinéennes ont mis dès le départ plus de 6 semaines pour se rendre compte que nous avons à faire au virus de l’Ébola, conjugué à leur irresponsabilité et à leur incapacité à prendre des mesures radicales pour contenir la maladie, cela a provoqué une propagation fulgurante au niveau sous-régional à tel point que les organismes humanitaires sur le terrain sont dépassées par les nouveaux foyers qui ne cessent de se multiplier. Au début du mois de Juillet, il fallait compter déjà 60 foyers actifs en Guinée, au Libéria et en Sierra-Leone. Au moment où je m’adresse à vous, selon le bilan du 20 Juillet de l’OMS, le virus de l’Ébola a déjà entraîné 1100 cas de personnes contaminées et plus de 660 morts dans ces trois de l’Afrique de l’Ouest. De jour en jour, ces chiffres ne cessent de s’aggraver.

L’expérience nous montre que tous les pays qui ont réussi à contenir et éradiquer le virus de l’Ébola ont mis en œuvre un Plan d’urgence qui consiste à agir simultanément sur trois fronts : éteindre les foyers de contamination; éduquer et sensibiliser les populations sur les comportements à adopter et à éviter; et finalement, soutenir les communautés affectés et renforcer les capacités des médecins et organismes humanitaires sur le terrain.

1-Contenir et éteindre les foyers de contamination : nous savons déjà comment le virus se transmet de l’animal à l’homme. Nous savons aussi comment le virus se transmet de l’homme à l’homme. Alors, pour contenir et éteindre les foyers de contamination, il suffit de stopper les chaînes de contamination.

Jusqu’à présent, tout ce que le gouvernement guinéen a réussi à faire dans ce sens est de prier les populations à ne pas manger des viandes de brousse et à éviter d’entrer en contact avec le corps des personnes décédées des suites du virus Ébola. Cependant, avec une propagation aussi fulgurante que celle que nous observons en Guinée, avec un bilan de 314 morts pour 415 personnes contaminés, avec ce bilan qui ne cesse de s’alourdir de jour en jour, le moins qu’on puisse dire est que les mesures prises par le gouvernement guinéen sont loin d’être suffisantes pour contenir et éteindre les foyers de contamination en Guinée. La fièvre hémorragique provoquée par le virus Ébola n’est pas le genre de maladies où il faut faire le minimum et attendre que ça se calme. Ça n’a absolument rien à voir. Il ne faut jamais cesser de le répéter : l’épidémie à laquelle nous sommes confrontées n’a encore aucun vaccin ni aucun médicament. Ce virus tue plus de 90% des personnes contaminé. Il faut donc employer des moyens drastiques pour contenir et éteindre les foyers de contamination du virus. Parmi ces moyens drastiques :

A-Tout d’abord, il faut immédiatement émettre deux décrets-lois : un premier décret-loi interdisant et criminalisant la commercialisation et la consommation des chauves-souris, des chimpanzés et des antilopes de brousse sur toute l’étendue du territoire nationale. Toute personne qui enfreindra à cette loi, ou qui aidera quelqu’un à enfreindre à cette loi, doit être passible de peines d’emprisonnement allant de 6 à 24 mois. Il ne suffit pas de prier les populations d’arrêter de consommer des viandes de brousse, à ce stade-ci il faut rajouter des mesures coercitives. Ensuite, un deuxième décret-loi interdisant et criminalisant le fait pour tout citoyen guinéen d’abriter, sans aucune déclaration aux centres de santé indiqué, des personnes manifestant les symptômes de la fièvre hémorragique due au virus Ébola. Toute personne qui enfreindra à cette loi, ou qui aidera quelqu’un à enfreindre à cette loi, doit être passible de peines d’emprisonnement allant de 6 à 24 mois.

B-Puis, pour rendre effectif ces deux décrets-lois, vue que la propagation du virus devient désormais une question de « Sécurité nationale », il est temps d’impliquer l’armée guinéenne dans la solution à cette crise. J’invite donc les autorités guinéennes à déclarer pour une période de 60 jours, renouvelable, « l’État d’urgence » dans les villes de Guékédou, Macenta et Kissidougou. L’armée guinéenne doit être impliquée uniquement et spécialement pour, non seulement ramener la rigueur et la totale discipline dans l’observation des deux décréts-lois émis pour casser la chaîne de contamination du virus, mais aussi, pour surveiller et contrôler la circulation frontalière avec le Libéria et la Sierra-Leone. Nous n’allons pas attendre qu’il y ait plus de 500 ou plus de 1000 morts en Guinée pour agir. C’est maintenant que nous devons le faire!

En émettant ces deux décrets-lois, et en déclarant l’État d’urgence dans les principaux foyers de contamination, en 45 jours nous réussirons à totalement stopper la chaîne de contamination et la propagation du virus Ébola en Guinée. Cela donnera énormément de répit aux médecins sur le terrain qui pourront mobiliser tous les efforts pour le traitement des cas déjà signalés.

2-Éduquer et sensibiliser les populations : tous les praticiens et médecins qui luttent sur le terrain contre cette épidémie sont unanime sur un facteur qui complique leur travail : c’est le facteur culturel.

Le virus de l’Ébola est une épidémie nouvelle en Guinée et dans la sous-région ouest-africaine. C’est une épidémie singulière de par la manière dont elle se transmet, de par sa virulence, et de par le fait qu’aucun vaccin ni médicament n’a encore été trouvé pour l’arrêter. Le seul remède pour espérer guérir de la maladie est la réhydratation de la personne contaminée dans un isoloir où elle ne reçoit pratiquement aucune visite familiale. Et si une personne décède des suites du virus Ébola, ce qui est le cas pour 90% des personnes contaminées, alors les bonnes pratiques médicales consistent à surtout empêcher que le monde externe entre en contact avec le corps de la personne décédée pour éviter une contamination de masse. Par ailleurs, culturellement, nos populations ont au contraire l’habitude d’être auprès de la personne malade pour lui apporter réconfort et soutient. De même, si un membre de la famille décède, les rituelles chez nous consistent pour la famille à reprendre le corps, le laver, prier pour lui, et inviter le monde à venir revoir le mort avant l’enterrement.

C’est ce contraste entre, d’une part, l’apparition de cette nouvelle épidémie singulière qui exige de nouveaux comportements et, d’autre part, les pratiques culturelles locales qui provoque une forte résistance des populations et un ouvrage très difficile pour les médecins sur le terrain. Depuis l’apparition de cette épidémie en Guinée, les agents de l’organisme humanitaire MSF ont été dans l’obligation de suspendre à plusieurs reprises leur intervention du fait des révoltes locales. Les populations les accusant empoisonner les malades. Plus récemment, ce sont des agents de la Croix Rouge qui ont fait l’objet de menaces de la part des populations locales.

Il est du rôle de la campagne d’éducation et de sensibilisation de faciliter la compréhension, de changer les habitudes, et de faciliter l’adhésion des populations aux strictes pratiques médicales nécessaires pour faire face à cette nouvelle épidémie.

En matière de campagne de sensibilisation, le gouvernement guinéen est également en déficit d’initiatives. Autrement, il n’y a aucune raison que les médecins sur la première ligne de front contre cette épidémie sans précédent en Guinée soient pris pour cible par les populations qu’ils sont allé volontairement soigner. Le fait que le Président de la République soit lui-même le premier à stigmatiser les médecins sur le terrain, cela complique encore davantage la campagne de sensibilisation destinée aux populations. Il est vrai que ce genre de changements d’habitudes chez les populations locales prend du temps, mais nous n’avons justement pas du temps face au virus Ébola. Voilà pourquoi il ne doit y avoir aujourd’hui en Guinée qu’une seule priorité dans les médias, dans les familles, dans les écoles, dans les mosquées, dans les églises et dans tous les espaces publics. Aujourd’hui en Guinée la priorité n’est ni des marches politiques ni des querelles politiciennes pour des listes électorales. La priorité qui s’impose est l’épidémie provoquée par le virus Ébola. Il faudrait que même un enfant de 5 ans puisse expliquer les symptômes de la fièvre hémorragique de l’Ébola, et comment se comporter lorsque l’on ou un proche manifeste les symptômes de la maladie. Quant aux cérémonies funéraires de personnes décédées des suites du virus Ébola, la responsabilité de l’organisation des funérailles doit reposer entièrement sur des cellules médicales spécialisées. Cependant, non seulement le corps des personnes décédées doit être traité avec une grande dignité, mais de plus, les familles et les proches doivent être associées aux cérémonies.

Ce celui-là le message qui doit non seulement être porté par tous les acteurs politiques et publics guinéens aujourd’hui, mais de plus, il doit être porté par les acteurs de la société civile, les enseignants dans les écoles et les personnages reconnus comme étant des sages respectés dans leur localité.

3-Soutenir les communautés et renforcer les capacités des médecins et organismes sur le terrain : les communautés frappées par le virus de l’Ébola ne sont pas des communautés coupables, mais plutôt des communautés victimes et c’est ainsi qu’il faut le percevoir. Ceux dont le métier principal était la chasse ou la vente de chauves-souris, de chimpanzés ou d’antilopes de brousse doivent recevoir une compensation et une assistance pour se reconvertir en d’autres activités professionnelles. De même, toutes les familles dont l’un des membres est atteint par le virus ou est décédé des suites du virus doivent recevoir une allocation forfaitaire pour leur permettre de se réorganiser et de subvenir aux frais médicaux et aux accessoires immédiats.

Par ailleurs, selon le porte-parole de l’OMS, sur le plan opérationnel le défi auquel les médecins sur le terrain sont confrontés est tout simplement le manque de personnel. De ce fait, tous les efforts doivent consister à fournir un personnel capable de venir en soutien aux hôpitaux et cliniques. C’est ainsi que s’impose l’urgence d’adopter un decret-loi de recquisitionnement du personnel médical privé et public en Guinée. Tout médecin et apprenti-médecin attitré sur le territoire de la Guinée, et qui n’est pas en activité intensive, doit obligatoirement répondre à cet appel afin d’être affecté selon leur localité aux centres de traitement qui exprime un besoin en personnel. Entre autres promesses de carrières, les perdiemmes de ce personnel de soutien doivent être journalièrement payés à toutes celles et tous ceux qui répondront à l’appel. Ils seront les héros de la nation.

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

Vue l’ampleur de l’épidémie, vue l’échelle à laquelle le nombre de victimes ne cessent de s’accroître, non seulement il ne faut plus hésiter à évoquer la menace à la « Sécurité nationale », mais il faut surtout employer les grands moyens pour tout de suite y mettre un terme. Ces trois principales actions que je viens de détailler sont à la hauteur des prérogatives du Président de la République. Si aujourd’hui j’étais Président de la République, non seulement cette épidémie n’allait jamais atteindre le seuil que nous connaissons aujourd’hui, mais de plus, si jamais elle atteignait ce seuil, je n’hésiterai pas une seconde à prendre les mesures draconiennes que je viens de citer pour protéger les populations guinéennes. Autrement, c’est la fonction de président de la république qui perd tout son sens.

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

Certes, ces mesures draconiennes dont je viens de citer sont nécessaires pour faire face à cette crise sanitaire sans précédent que traverse notre nation, mais il faut le rappeler ici que ces mesures ne constituent qu’un plan d’urgence. En réalité, ce que cette épidémie dévoile au grand jour est la défaillance totale du système de santé publique en Guinée. Nos infrastructures et nos capacités médicales et sanitaires n’ont jamais cessé de se détériorer tout au long des 20 dernières années. La santé publique n’a jamais été une priorité des différents gouvernants qui se sont succédé en Guinée. La Guinée dépense par année moins de $7,00 pour chaque habitant. Ce qui est l’une des contributions à la santé publique la plus faible au monde. L’épidémie d’Ébola est donc un appel fracassant qui nous amène à remettre totalement en cause le mode de développement de notre pays. Au lieu de penser à construire des chemins de fer allant de Nzérékoré à Conakry, nous devrions commencer à garantir l’accès à des soins de santés primaires universelles de qualité à l’ensemble de nos populations. La réforme de la santé publique guinéenne est un sujet sur lequel la LDRG s’est penché il y a de cela 6 années. Nous avons une réforme prête. Si aujourd’hui nous avions le pouvoir en Guinée, nous saurions exactement quoi faire pour réhabiliter le système de santé publique guinéen.

Mesdames et messieurs,

J’aimerai terminer cette adresse en invitant chacun de nous à bien réfléchir sur son propre devoir envers notre nation et envers les prochaines générations. Nous avons le devoir ultime de changer le cours de l’histoire et de léguer aux prochaines générations une Guinée débarrassée de ses contradictions nombrilistes et totalement orientée vers le progrès et le développement durable. Nous en sommes capables!

Je vous remercie de votre aimable attention.

Mamadou Oury Diallo

Président de la LDRG

Tag(s) : #Société-Guinée