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Radio-Canada / Morales aurait été facilement réélu à la présidence de la Bolivie

Le président sortant de la Bolivie, Evo Morales, aurait été réélu pour un troisième mandat avec une majorité importante, indiquent des résultats non officiels publiés dimanche soir.

M. Morales aurait reçu 60 % du vote populaire, contre 25 % pour son adversaire, le magnat du ciment Samuel Doria Medina, selon un sondage de la firme Ipsos pour la télévision ATB.

Les sondages avant l'élection prédisaient que l'ancien chef syndical autochtone de 55 ans allait dépasser son plus proche rival de quelque 40 points.

Dimanche, il s'est fixé l'objectif de battre son meilleur pourcentage de vote populaire - 64 % en 2009 -, en plus de conserver le contrôle des deux tiers du Sénat et de l'Assemblée.

Avec cette majorité dans les deux chambres, le président Morales pourra modifier la constitution, qui permet à un président de siéger pour seulement deux mandats de cinq ans.

Evo Morales a déjà promis qu'il ne serait pas candidat à l'élection de 2019.

M. Morales a pu se présenter exceptionnellement pour la troisième fois dans le cadre de ce scrutin, parce que sa première élection est survenue avant la réforme constitutionnelle ayant fixé une limite de deux mandats.

Le président Morales jouit d'un important appui populaire en Bolivie en raison de sa plateforme économique pragmatique, qui s'appuie sur le partage des revenus engendrés par l'exploitation des ressources naturelles.

L'économie du pays se porte assez bien, notamment en raison de l'augmentation des exportations. La croissance économique du pays a cru en moyenne de 5 % par année. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales en 2006, un demi-million de Boliviens sont sortis de la pauvreté.

Malgré ces progrès économiques, la Bolivie reste l'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud. Certains économistes estiment que le pays dépend trop des revenus des ressources naturelles.

Pendant la première moitié de l'année 2014, le gaz naturel et les minéraux représentaient 82 % des exportations boliviennes.

En mettant tant d'importance sur les ressources, Evo Morales a reçu plusieurs critiques des environnementalistes et des autochtones.

Ses opposants l'accusent d'avoir dépensé des millions de dollars pendant la campagne électorale, ce qui lui aurait donné un avantage injuste. Des militants pour la liberté de la presse lui reprochent aussi de censurer les médias critiques à son égard, le comparant à l'ancien président du Venezuela, Hugo Chavez.

Les États-Unis ont aussi condamné M. Morales pour son attitude récalcitrante concernant la lutte contre le trafic de drogues. Le président a chassé de son pays l'ambassadeur américain et les agents de l'agence américaine de lutte contre la drogue (DEA) en 2009 parce qu'ils auraient collaboré avec l'opposition. L'agence américaine de développement international a aussi été expulsée l'année dernière.

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2014/10/12/008-evo-morales-aurait-ete-facilement-reelu-presidence-bolivie.shtml

Tag(s) : #Amérique Latine