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Guinéennes et Guinéens,
Mes très chers compatriotes,
L’école est à la fois un lieu d’apprentissage et d’éducation; un lieu de partage, de découverte et d’émerveillement; un lieu d’épanouissement et de liberté; un lieu de rencontres et de socialisation. C’est à l’école que l’on cerne très tôt les lois de la nature et que l’on commence à établir des liens de cause à effet. L’école fait tomber des barrières, elle libère leur potentiel, et elle permet toutes les vocations chez les plus jeunes. L’école, c’est la promesse pour tout un chacun de s’affranchir de ses conditions sociales de naissance pour accéder à la réussite, au succès et à la réalisation de soi. Autant cela vaut pour les individus que nous sommes, autant cela vaut pour les nations et les pays. L’école offre le savoir et la science qui permettent de démystifier les dogmes, d’apporter la modernité, de rendre possible le progrès et le développement. Seule une société éduquée a la capacité de comprendre que la misère et la pauvreté qui l’entoure n’est autre que la conséquence directe de ses propres choix. Par conséquent, une société éduquée n’est pas une société fataliste car elle ne cherche dans aucun fait abstrait les raisons de son retard et de sa misère. Une société éduquée ne se morfond jamais dans l’immobilisme : elle cherche incessamment à maîtriser les déterminants de son avenir, de sa prospérité et de son progrès.

Mes très chers compatriotes,
Comment va l’école guinéenne aujourd’hui? Je vais être très bref en dressant le diagnostic du système éducatif de notre pays car, quelque part, avec les troubles répétitifs qui jalonnent l’année scolaire depuis quelques années, avec la grève des enseignants qui perdure, et avec le gel du salaire de nos enseignants, avec tous ces faits, chacun de nous a déjà une idée de comment se porte l’école guinéenne. Mais j’aimerai tout de même rappeler trois indicateurs qu’il faut toujours avoir en face afin de comprendre concrètement les défaillances de notre système éducatif. Il s’agit du taux de scolarisation, de la qualité de l’enseignement, et du budget alloué au système éducatif.

1) Tout d’abord, concernant le taux de scolarisation : dans notre pays, 19% des enfants en âge d’être à l’école primaire n’y sont pas. De même, 65% des enfants en âge d’être au collège n’y sont pas. Enfin, 84% des enfants en âge d’être au lycée n’y sont pas. Si tous ces enfants ne sont pas à l’école, où sont-ils alors, que font-ils et que deviennent-ils?

2) Puis, concernant la qualité de l’enseignement : les taux de redoublement sont proches de 28% au primaire, 19% au collège et de 18% au lycée. En conséquence, plus de 25% des ressources publiques mobilisées pour l’enseignement primaire, le collège et le lycée ne servent pratiquement à rien parce qu’elles sont gaspillées pour des années redoublées ou pour des élèves qui abandonnent l’école. 

3) Finalement, concernant les aspects budgétaires du système éducatif : au cours des dernières années, en moyenne, seulement 19% des recettes publiques nationales sont allouées au système éducatif en Guinée. Alors que ce chiffre est de l’ordre de 23% dans les pays pairs de la Guinée qui se sont montrés performant en matière d’éducation. Le budget que les pays pairs de la Guinée allouent à leur seul enseignement primaire est très proche de ce que la Guinée alloue pour tout son système éducatif.

Mes chers compatriotes,
En ayant ces trois indicateurs en face, rajouté à la réalité que nous avons évoqué plutôt, à savoir les troubles répétitifs qui jalonnent l’année scolaire depuis quelques années, il est évident que nous avons là tous les indices nous permettant d’affirmer sans risque de nous tromper que l’école guinéenne, plus généralement le système éducatif de notre pays, est en faillite. Avec ce constat de faillite de notre système éducatif, notre nation se place ainsi hors du monde moderne et civilisé de notre époque. Et cela en dit long sur le sort qui s’abat sur notre nation, car le seul avenir que peut espérer les nations qui renoncent à l’éducation est la barbarie. 

Guinéennes et guinéens,
Mes très chers compatriotes,
Parce que l’école est le levier du progrès et du développement d’un pays, alors, pour ma part, je refuse de me resigner à ce constat de faillite de notre système éducatif. De plus, nous sommes tous, à commencé par moi-même qui m’adresse à vous, les fruits de l’école guinéenne. Je revendique cela avec beaucoup de fierté. Voilà une raison supplémentaire de ne pas se résigner à la faillite de notre système éducatif. Nous avons bénéficié de la formation de l’école publique guinéenne, nous ne pouvons pas aujourd’hui voire cette école en faillite et ne rien faire. Nous sommes donc appelé à rendre quelque chose. Mais quiconque vous dira que le redressement de notre système éducatif se résume à remplacer des ministres ou à augmenter des salaires vous aura menti. C’est ce que nous n’avons pas cessé de faire au cours des dernières années, avec le résultat que nous connaissons aujourd’hui. 

Le redressement de notre système éducatif requiert avant tout d’avoir la totale conviction que l’école est effectivement au cœur du progrès et du développement d’un pays. En Guinée, nous avons connu plusieurs présidents et nous avons vu les gouvernements se succéder, mais aucun de ces présidents et gouvernements n’ont eu une véritable conviction sur le rôle central qu’occupe l’école pour une nation. Sinon, nous n’allions pas aujourd’hui nous retrouver avec un système éducatif en faillite. 

En plus de la conviction, il faut aussi avoir une Vision et un projet de réforme concret pour redresser le système éducatif de notre pays. Nous connaissons plusieurs acteurs qui font des déclarations sur l’importance de l’école, mais nous voyons peu d’entre eux qui sont capables d’étaler leur vision et les actions qu’ils comptent entreprendre pour redresser notre système éducatif. Cela non plus n’est pas acceptable car nous n’avons plus une seconde à perdre en matière d’éducation nationale. Voilà pourquoi, au sein de la LDRG, nous avons mis le temps et les efforts nécessaires pour produire une réforme complète reposant sur une vision ambitieuse pour notre système éducatif. C’est cette vision et cette réforme que je souhaite partager avec vous à présent.

Mes très chers compatriotes,
I) La Vision que je porte sur la réforme de notre système éducatif repose sur 3 principes fondamentaux :

Principe premier : Une éducation de base obligatoire de 10 ans. Ce principe s’inscrit dans le souci de garantir l’acquisition par les élèves de connaissances fondamentales suffisantes pour être productif dans leurs futures orientations académiques. Avec ce principe, le premier diplôme de l’élève guinéen ne sera plus le CEP, mais plutôt celui du BEPC. La combinaison du primaire et du collège en un cycle unique de 10 ans permet aussi de lutter contre les forts taux d’abandon liés aux transitions inter-cycle. En effet, les élèves sont plus enclins à rester à l’école s’ils peuvent poursuivre leur parcours scolaire dans le cadre d’un cycle unique, au lieu d’avoir à gérer la transition vers un autre cycle d’études qui pourrait occasionner des coûts de transition importants.

Principe 2 : Le repositionnement sur la filière de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Au terme de la réforme que nous proposons, c’est seulement dans l’enseignement technique et la formation professionnelle de type A que s’investiront les autorités publiques. Le type B de la filière sera majoritairement concédé au secteur privé, notamment aux entreprises afin qu’elles assurent elles-mêmes la formation de leurs employés. Le repositionnement sur le type A de la filière s’explique par le poids que le secteur informel occupe dans l’économie guinéenne. En effet, le secteur informel représente 95% des emplois en Guinée, dont 71% dans l’agriculture. Ce secteur informel ne requiert pas des profils d’employés hautement qualifiés. De ce fait, il est préférable de mettre tous les efforts dans le type A de la filière professionnelle afin de produire une main d’œuvre de meilleure qualité pour ce secteur. 

Principe 3 : Révision des programmes d’enseignement. Le principe de la révision des programmes d’enseignement est non seulement nécessaire pour améliorer la qualité et la pertinence des programmes dispensés, mais aussi, pour rester au diapason des évolutions dans les domaines de la connaissance, de la science et de la technologie. Par exemple, de nombreux pays ont introduit l’apprentissage des nouvelles technologies et de l’Anglais tout au long du primaire, du collège et du lycée comme outils et langue privilégiée de communication internationale. De même, l’introduction de la comptabilité générale et de l’entreprenariat dès le lycée devient une norme sous-régionale et continentale. Grâce à ce projet de réforme, la Guinée ne sera pas à la marge de ces tendances. 

Mes chers compatriotes,
Ce sont là les 3 principes sur lesquels repose notre Vision pour le redressement de notre Système éducatif. Ce sont des principes, non seulement qui repositionneront notre Système éducatif par rapport aux standards régionaux, mais aussi, qui mettront notre Système éducatif au diapason des besoins et de l’évolution du marché du travail en Guinée. 

II) Ces différents principes doivent se décliner en actions à entreprendre pour chaque cycle d’enseignement : aujourd’hui, nous allons spécialement nous intéresser à l’enseignement pré-universitaire guinéen car il est le fondement et la base de la formation de tout capital humain. Dans notre projet de réforme, nous accordons donc un grand intérêt à la revitalisation de l’enseignement pré-universitaire. 

La revitalisation de l’enseignement pré-universitaire : consiste à rétablir un standard de qualité dans les cycles d’enseignement du primaire, du collège et du lycée afin de favoriser un meilleur apprentissage. Pour parvenir à revitaliser l’enseignement pré-universitaire, les efforts devront particulièrement porter sur ses éléments fondamentaux que sont : les enseignants, et le matériel pédagogique et les équipements.

1-Les enseignants : le personnel enseignant joue un rôle central dans la production d’un service éducatif de qualité. Les facteurs qui influencent la qualité du service éducatif dispensé par les enseignants sont : l’effectif des classes, la formation des enseignants, et la rémunération des enseignants.

a) L’effectif des classes : une étude de la Banque mondiale démontre qu’au-delà de 50 élèves par classe, les enseignants ont de la misère à dispenser convenablement les cours. En Guinée, la moyenne des effectifs par classe est d’environ 51 élèves par enseignants. Il apparaît donc que l’effectif des classes est à la limite du soutenable pour les enseignants du cycle pré-universitaire en Guinée. Pour améliorer les conditions d’apprentissage au primaire, au collège et au lycée, il s’avère donc nécessaire de réduire le nombre d’élèves par classe à un niveau proche de 40 élèves par enseignants. Pour y parvenir, la réforme prévoit deux actions : la première action consiste à augmenter le nombre d’écoles et recruter de nouveaux enseignants dans les zones à forte densité. Mais, étant donné que cette option pourrait prendre du temps avant de se concrétiser, nous allons donc parallèlement employer la deuxième action qui consiste à diminuer le temps d’études des élèves. Diminuer le temps d’études des élèves consiste à diviser chaque classe en deux groupes. De ce fait, les élèves qui venaient à l’école pour toute la journée ne seront désormais reçus que pour la moitié d’une journée afin de permettre au second groupe de profiter de l’autre moitié avec le même enseignant. Pour l’autre moitié de la journée, les enfants participeront à des programmes de révision dans leur quartier et à des cours d’éducation physique. Au bout de 3 années de réforme continue, les nouvelles écoles seront prêtes à accueillir les élèves. En ce moment, nous n’auront plus qu’à recruter des enseignants pour pouvoir revenir à la journée complète d’enseignement pour les enfants.

b) La formation des enseignants : en Guinée il existe une formation de longue durée qui forme les enseignants titulaires, et une formation plus courte qui forme les enseignants contractuels. Dans le cadre de la présente réforme, les enseignants ayant une formation courte seront exclusivement recrutés, non pas en tant que contractuels, mais plutôt en tant que titulaires pour l’enseignement au primaire et au collège. Concernant le lycée, étant donné qu’il prépare les élèves aux hautes études et à la vie professionnelle, non seulement les enseignants déjà en fonction bénéficieront de programmes de formation continue pour relever leur niveau, mais de plus, le processus et les critères de recrutement à ce niveau seront fortement resserrés. 

c) La rémunération des enseignants : de nos jours, force est de constater que les enseignants guinéens, qu’ils soient titulaires ou contractuels, passent de très mauvais jours. Le métier est ci déconsidéré dans notre pays qu’il n’est pas rare de voir un enseignant qui cherche un second boulot à côté de son métier d’enseignant pour joindre les deux bouts. Pourtant, on sait que la manière dont l’enseignant utilise son temps est l’un des facteurs de la réussite scolaire. Voilà pourquoi le statut et la rémunération des enseignants sont des facteurs très importants de la réforme que nous proposons. En prenant en considération les enseignants titulaires et les contractuels, au total, le niveau de rémunération des enseignants du cycle pré-universitaire en Guinée est de  2,1 fois le PIB par habitant. Ceci est un niveau très faible comparé à la moyenne observée dans les pays francophones d’Afrique sub-saharienne dont le niveau était à 4,9 fois le PIB par habitant en 2011. « C’est donc dans la logique de cette réforme, et dans le but de se constituer un corps d’enseignants assidus, motivés et de qualités, qu’il est prévu une augmentation de la rémunération du salaire des enseignants guinéens à hauteur de 5 fois le PIB par habitant en Guinée. De même, des mécanismes de transition du statut d’enseignant contractuel vers celui d’enseignant titulaire seront fortement allégés pour les contractuels qui voudront s’installer dans les zones rurales en déficit d’enseignants. » 

2-Le matériel pédagogique et les équipements : il a été largement prouvé que le moyen le plus rentable d’améliorer la qualité de l’éducation est d’accroître la fourniture de matériel pédagogique, et notamment de manuels scolaires. Pour ne prendre que l’exemple des manuels scolaires dans l’enseignement primaire, le cas de la Guinée est très alarmant : seulement 26% des élèves disposent d’un livre de calcul ; et seulement 42% disposent d’un livre de lecture. Ces réalités imposent des mesures fortes afin de doter les établissements du pré-universitaire des manuels scolaires et pédagogiques nécessaires pour favoriser un bon apprentissage. « Ainsi, conformément aux principes de la réforme, les bibliothèques des établissements seront réhabilitées là où elles sont en état de déliquescence, et créées là où elles n’existent pas. De plus, au début de chaque année scolaire, chaque élève sera doté d’un minimum de manuels scolaires : un cahier de devoir, un cahier d’exercice, des crayons et gommes, une règle, une subvention pour la tenue et pour la location des livres scolaires, … ». De plus, comme le Rwanda a réussi à le faire, chaque établissement public sera doté d’une salle de machine avec suffisamment d’ordinateurs connectés à internet pour initier les enfants dès le primaire aux maniements des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Concernant les équipements, la situation n’est pas non plus enviable dans les écoles guinéennes. Bâtiments délabrés, pupitres inexistants ou en mauvais état, et installations sanitaires rudimentaires sont monnaie courante. Le non entretient des équipements rend non seulement difficile l’acquisition des connaissances, mais de plus, cela oblige les autorités publiques à devoir remplacer prématurément ces équipements. « Cette autre réalité démontre la nécessité de réhabiliter les édifices scolaires du pré-universitaire. Cette réhabilitation devra surtout être suivie d’un plan d’entretien permanent afin de pouvoir amortir le maximum possible les équipements scolaires. Cette tâche sera décentralisée au niveau des collectivités locales et son suivi sera assuré par les parents d’élèves ». 

Guinéennes et guinéens,
Mes très chers compatriotes,
La revitalisation de l’enseignement pré-universitaire telle que je viens de le présenter, conjugués aux principes de l’enseignement obligatoire de 10 ans et de révision des programmes d’enseignement, permettra, non seulement de remédier aux importants problèmes d’abandon et de redoublement pour ces cycles d’enseignements extrêmement importants, mais de plus, avec ces mesures, il n’y a aucun doute que l’enseignement pré-universitaire guinéen sera à nouveau en mesure de produire un capital humain de qualité à la hauteur des standards sous-régional et continental. Cette réforme sortira notre Système éducatif de la faillite et elle offrira à nouveau de meilleures perspectives d’avenir à notre nation. Par contre, comme toute réforme, la réforme que je vous présente occasionnera d’importantes dépenses. 

Pour financer la réforme, plusieurs actions sont à envisager conjointement : 
•Premièrement, réévaluer le budget de l’éducation à la hauteur de la moyenne des pays pairs de la Guinée, soit à hauteur de 4% du PIB de la Guinée. Il est vrai qu’il y a plusieurs urgences en Guinée, mais j’ai la conviction totale qu’aujourd’hui ce n’est surtout pas à l’éducation nationale de faire les frais de l’austérité budgétaire ;
•Deuxièmement, forcer des gains d’efficiences résultants d’une meilleure utilisation des sommes déjà allouées au secteur de l’éducation. À ce niveau, en plus de la réduction du personnel de soutien dans les établissements et d’une élimination totale des enseignants fictifs, il y aura surtout le regroupement de l’ensemble des ministères en charge de l’éducation en seul ministère régalien et fort. Cela permettra de créer des synergies et de faire d’énormes économies ; et
•Troisièmement, recréer un nouveau partenariat équilibré avec les écoles privés, tout en favorisant une meilleure collaboration avec nos partenaires au développement. À ce titre, par exemple, concernant les fournitures en livres et les manuels scolaires, des organismes comme la Francophonie et l’UNESCO auront un rôle important à jouer.

Les dépenses en éducation sont des dépenses souvent ingrates car elles ne donnent aucun profit politique et économique à court terme. Cependant, à long terme, la nation toute entière bénéficiera considérablement de la prospérité, du bien-être et du développement résultant de l’investissement en éducation.

Guinéennes et guinéens,
Mes très chers compatriotes,
De manière très concise, voilà tout présenté le projet de réforme de l’enseignement pré-universitaire que la LDRG ambitionne pour notre pays. Ce qu’il faut surtout retenir de cette présentation, au moment même où nous assistons à un spectacle désolant entre le gouvernement et le syndicat des enseignants, c’est que le progrès et l’avenir ne sont pas interdits à la Guinée. La réforme que nous portons est à bien des égards une solution à la crise que nous traversons. C’est une réforme complète et financée. Elle n’a qu’une seule vocation désormais : c’est d’être mise en œuvre. Il ne s’agit plus de chercher à recoller les morceaux ou à boucher des trous. À présent il est temps d’engager une véritable réforme de l’éducation nationale. Au sein de la LDRG, nous sommes prêts à mettre en œuvre cette réforme avec les syndicats, les parents d’élèves et les partenaires au développement. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, je sollicite votre soutien au-delà des partis et des ethnies : Ensemble, tout devient possible !

Je vous remercie de votre aimable attention. Et je profite de cette occasion pour vous adresser également, à vous ainsi qu’à vos proches et amis, mes meilleures vœux de nouvel an 2019 : santé, prospérité, réussite, succès dans vos projets, paix et quiétude. 

Merci encore.

Mamadou Oury Diallo
Président de la LDRG

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