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L'expiration du mandat des députés du Parlement vient dévoiler une autre facette des défaillances institutionnelles en Guinée. Le manque d'alternatives face à cette sérieuse défaillance amène les acteurs politiques à choisir le scénario le plus grave et le plus dommageable pour une démocratie et une république: faire siéger des députés dont le mandat a expiré; faire voter et adopter des lois par des députés qui n'ont plus aucun mandat du peuple. 

Cela aggrave la question de légitimité déjà soulevée par une constitution décrétée contre le peuple en 2010, et des élections émaillées de fraudes depuis lors. Dans ce contexte, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que ce n'est pas un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple qui siège en Guinée. De même, les lois ne sont pas votés et adoptées au nom du peuple. Nous sommes donc très loin de la démocratie et du principe de représentativité censé insuffler de la légitimité aux institutions.

Pour justifier ce choix gravissime, certains acteurs, notamment Mr Damaro Camara, citent l'exemple du Mali et du Tchad dont le mandat des députés a été prorogé. C'est le mauvais exemple car ce sont deux pays en guerre. Et c'est seulement en période de guerre que le mandat d'un Parlement peut être prorogé. La Guinée n'est fort heureusement pas en guerre. Il ne s'agit pas non plus de dire que tel ou tel n'a pas voulu organiser les élections. Ça c'est un faux débat.

La seule vérité est que si la constitution guinéenne était bonne et cohérente, nous n'allions jamais être en face d'une telle situation. Si l'Assemblée nationale était composée de deux chambres, en cas d'expiration du mandat du Parlement, la seconde chambre aurait assumé les prérogatives à minima de Parlement en attendant que se tienne les prochaines élections législatives. C'est ainsi que ça doit être. Et dans le Projet Nouvelle République porté par la LDRG, ce scénario est totalement pris en compte. Voilà une raison supplémentaire de doter notre pays d'institutions cohérentes et fonctionnelles.

Il faut toujours se rappeler ici qu'à chaque fois que des députés illégitimes adopteront et voteront des lois, ils ne le feront pas au nom du peuple mais plutôt au nom de leurs propres intérêts. Ceci est tout simplement inacceptable pour une nation qui se dit libre et indépendante. 

Voilà pourquoi, en plus de ne jamais avoir reconnu la constitution dictée et décrétée contre le peuple de Guinée en Mai 2010, je réitère ici que la LDRG considère comme nul et nul d'effet les lois qui seront votées et adoptées par un Parlement illégitime en Guinée. 

Je lance à nouveau un appel solennel à tous nos compatriotes qui aspirent à une Guinée moderne, juste, équitable et sans abus de pouvoir à joindre leur signature à la Pétition pour la Nouvelle République. Il suffit de suivre ce lien: Je signe! Cette pétition compte aujourd'hui 1509 signataires issus de toutes les sensibilités politiques et ethniques de notre nation. Ensemble, nous allons bâtir une Nouvelle République équilibrée et cohérente qui fonctionne proprement. Ensemble, tout devient possible! Signons la Pétition!

Mamadou Oury Diallo
Président de la LDRG

Tag(s) : #Politique-Guinée, #Société-Guinée, #Guinée