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A deux jours de l’annonce, par les différentes parties malgaches, aux médiateurs internationaux de leur décision sur la répartition des postes dans le régime de transition, Andry Rajoelina, le président de la transition, campe sur ses positions. Il s’arc-boute sur son poste et sur le nom du Premier ministre. Cette posture du chef de l'Etat semble être une entrave aux négociations.

Andry Rajoelina joue la carte populaire. Il a reçu le 1er septembre, dans son palais, ce qu’il appelle « les forces vives de la Nation », espérant recevoir un large soutien concernant sa position indéfectible lors des négociations de Maputo. L’actuel président de la transition veut rester à son poste, mais il souhaite aussi conserver son Premier ministre au nom de l‘unicité de l’Exécutif.

Ses contradicteurs souhaiteraient le voir un peu plus partager le pouvoir ou carrément l’abandonner. Le président évincé, Marc Ravalomanana, répète qu’« on ne peut pas légitimer un régime putschiste » et ses partisans ont repris leur rassemblement quotidien. Dans ces conditions, le dialogue même semble difficile.

Le 31 août, une réunion devait réunir les quatre mouvances mais le camp Rajoelina ne s’est pas montré. Une attitude qui pourrait solidariser ses adversaires et isoler les forces du changement, la coalition qui soutient le régime actuel.

L’échéance fixée à vendredi par la médiation internationale se rapproche sans qu’aucun scénario consensuel ne s’impose.

Source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_84273.asp

Tag(s) : #International