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Avec de simples baluchons, des valises, même des matelas, plusieurs centaines d'habitants de Diabir, près de Ziguinchor, en Casamance, ont quitté leur village après le raid aérien de l'armée vendredi. Un avion militaire a largué des bombes et des obus dans la zone. Il visait des cantonnements de la rébellion indépendantiste du MFDC, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance. Une contre-attaque après la mort d'un soldat, jeudi, dans des affrontements avec des éléments présumés de la rébellion. Mais plus largement, cela fait suite à toute une série d'incidents armés récemment. Un regain de violence inquiétant, cinq ans après la signature d'un accord général de paix entre gouvernement et MFDC.

Le commandant Félix Prosper Bass, directeur adjoint de l’information des armées, est formel : « Il y a une escalade de la violence dans les environs de Ziguinchor ».

Depuis deux semaines, en effet, les événements se multiplient. Le 21 août dernier, par exemple, des accrochages avaient eu lieu dans la zone de Kassana. Le 26 août, c’était dans le quartier de Diabir, à Ziguinchor. Une roquette était alors tombée dans l’enceinte de l’université y causant des dégâts matériels.

Selon le commandant Bass, « ces assauts sont menés par des éléments supposés appartenir au MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) contre des unités de l’armée ».

Atika, une des branches armées du MFDC, rejette ces affirmations. Dans un communiqué diffusé cette semaine, les maquisards assuraient que « la rébellion ne faisait que riposter aux multiples provocations et attaques que lui infligent le gouvernement sénégalais ».

Face à ce regain de violence, les membres de la société civile se disent inquiets. Interrogés par RFI, Cheikh Ibrahima Yaffa, le président du groupe dit des « socio-cultures de la Casamance », estime que « la reprise du dialogue est nécessaire et que le gouvernement doit désigner un émissaire ».

Même analyse du côté du Congad (le Collectif des ONG d’appui au développement). Pour Amacodou Diouf, qui suit le dossier de la Casamance au Congad, « il faut qu’on s’assoie autour d’une table et qu’on trouve une solution définitive à ce conflit ».

Source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_84381.asp

Tag(s) : #International