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De nouveaux combats tribaux ont fait plus de 25 morts, vendredi, dans la région de Malakal, au centre du Soudan. Dépassées par l’ampleur prise par les affrontements entre Shillouks et Dinkas, dans les régions sous son contrôle, les autorités du Sud-Soudan accusent Khartoum d’organiser ces massacres à quelques mois des élections.

Ces nouveaux massacres ont eu lieu au nord de Malakal, dans une région pétrolière. Selon le quotidien soudanais Ajras al-Hurriya, une cinquantaine de personnes masquées ont fait irruption vendredi dernier à l’aube dans le village dinka de Bony-Thiang. Ils ont massacré le chef du village et sa famille, puis ils ont mis le feu aux huttes avant de s’enfuir. Au moins vingt villageois ont été tués, y compris des femmes et des enfants.

Des blessés accusent la principale tribu de la région, celle des Shillouks, d’avoir mené l’attaque. En représailles, des jeunes guerriers dinkas ont d’ailleurs attaqué samedi matin un village shillouk voisin, Buol, tuant au moins cinq personnes dont trois enfants en bas âge.

L’armée du Sud-Soudan, dirigée par des Dinkas, s’est déployée sur place pour mettre fin à cet engrenage de violences. Ce type d’attaque et de contre-attaque a fait plus de 2 000 victimes depuis le début de l’année au Sud-Soudan.

Interrogé par l’AFP, le général Kuol de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA, ex-rebelles sudistes) accuse l’ancien chef de la diplomatie soudanaise, qui a fait défection en juin dernier de la SPLA pour créer son propre parti, d’être à l’origine de ce dernier massacre. Mais Lam Akol affirme n’entretenir aucune milice.

Source: http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_84408.asp 

Tag(s) : #International