Partager l'article ! rfi - Afrique du Sud : phase décisive dans la conférence de Durban: Après les discussions entre experts, les représentants des 194 pays ...

« L'utopie n'est que le nom donné aux réformes lorsqu'il faut attendre des révolutions pour les entreprendre » Jacques Attali
Après les
discussions entre experts, les représentants des 194 pays à la conférence des Nations unies sur le climat ont entamé ce lundi 5 décembre les négociations au niveau politique. Seulement une
quinzaine de chefs d'Etat ont fait le déplacement en Afrique du Sud. Ce sont donc essentiellement les ministres de l'Environnement des pays présents qui vont tenter de parvenir à un accord pour
lutter contre les changements climatiques en cours mais l'ambiance est plutôt morose.
Même s'il existe depuis ce samedi 3 décembre, un texte qui peut servir de base de négociation à l'ensemble des représentants des 194 pays, on est encore loin d'un accord sur les points clés.
Tout d'abord, le protocole de Kyoto est le seul texte contraignant les pays industrialisés à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre jusqu'en 2012 et après ? Pour l'instant Il n'y a que l'Europe, soit 11% des émissions mondiales, qui accepterait de signer pour une deuxième période. Mais elle ne le fera pas seule. Or la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, la Russie et le Japon qui représentent à eux cinq la moitié des émissions ne veulent pas en entendre parler.
Autres sujets très attendus par les pays en voie de développement : le financement du fonds vert. Cent milliards de dollars par an, à partir de 2020 pour aider les pays les plus vulnérables à s'adapter aux conséquences des changements climatiques. Mais pour l'instant les caisses sont vides. Tout comme pour le mécanisme REDD+ (Ressources pour le développement durable) adopté à Cancun pour rémunérer la déforestation évitée.
En période de crise, il va falloir valider des financements innovants comme la taxe sur les transactions financières. A plus long terme Durban pourrait poser les bases d'un accord global contraignant pour tous. La Chine n'y est pas opposée mais à partir de 2020.
En attendant comme l'a évoqué le président Jacob Zuma lors de son discours d'ouverture : « Pour l'Afrique c'est une question de vie ou de mort ».
Source: http://www.rfi.fr/afrique/20111205-afrique-sud-conference-durban-le-climat
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