Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

20100401-GUINEE-dls-FRLa Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (RADDHO) appelle la communauté africaine et internationale "à organiser un débat national et inclusif" permettant la refondation de l'Etat et des institutions en Guinée-Bissau, après l'arrestation du chef d'état-major de l'armée et du Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Le chef du gouvernement bissau-guinéen et le chef d'état-major de l'armée, l'amiral Jose Zamora Induta, ont été arrêtés jeudi par le général Antonio Njai, aidé d'autres officiers.

Dans un communiqué transmis vendredi à l'APS, la RADDHO se dit préoccupée mais pas surprise par ces évènements, estimant qu'ils sont "la conséquence logique du double assassinat du chef d'état-major le général Tagmé Na Wai et du président de la République Nino Vieira", en mars 2009.

"Depuis lors, l'Etat bissau-guinéen n'a jamais accepté l'envoi d'une commission d'enquête internationale pour que la vérité éclate sur ces évènements tragiques", selon le texte.

Il relève que "l'effet cumulé d'une culture de la vendetta, de l'impunité, de l'amnésie et du refoulement a permis l'ancrage historique du cycle infernal des assassinats et des vengeances".

La RADDHO "appelle la communauté africaine et internationale à aider la Guinée-Bissau à organiser un grand débat national et inclusif afin de diagnostiquer les pathologies institutionnelles et sociales, une introspection globale permettant de refonder l'Etat et les institutions nationales".

L'ONG dit également condamner "toutes ces arrestations arbitraires opérées sans la participation de la junte bissau-guinéenne ou internationale, seule habilité à lancer des mandats d'arrêt" et invite les autorités de ce pays "à autoriser l'envoi d'urgence d'une commission d'enquête internationale pour faire toute la lumière sur tous les crimes commis" en Guinée-Bissau.

Pour sa part, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), par la voix de son secrétaire général Abdou Diouf, a également appelé "tous les acteurs bissau-guinéens au calme et à la retenue".

Dans un communiqué, elle les invite "au strict respect des institutions démocratiques et de l'ordre constitutionnel".

"Face à ces nouvelles menaces qui mettent en danger la paix et la stabilité, à peine retrouvées, dans ce pays membre de la Francophonie, le Secrétaire général veut espérer que, conformément aux engagements souscrits au titre de la Déclaration de Bamako, les voies seront trouvées pour un retour au strict respect des principes de la démocratie et des règles de l'Etat de droit, ainsi qu'au fonctionnement régulier de toutes les institutions", rapporte le communiqué.

Selon cette source, Abdou Diouf appelle également "tous les partenaires internationaux à redoubler d'efforts pour aider à la consolidation de la paix et de la démocratie en Guinée-Bissau".

Source: http://fr.allafrica.com/stories/201004050057.html

Tag(s) : #Afrique de l'Ouest