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«Le Nepad [Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique] a été définitivement et complètement intégré dans les structures de l'Union africaine conformément aux recommandations faites lors du sommet d'Alger en 2007 sur cette question», a annoncé lundi à Addis-Abeba le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, dans une déclaration à la presse en marge du 14e sommet de l'UA qui a achevé ses travaux hier dans la capitale éthiopienne.

Le chef de la diplomatie algérienne est revenu sur le projet de création d'une agence d'exécution du programme du Nepad qui a été abordée lors de ce sommet et dont le siège sera domicilié en Afrique du Sud, rapporte l'APS.

S'agissant de la question lancinante des conflits en Afrique, le ministre a noté que plusieurs d'entre eux «s'acheminent vers des solutions positives» mais qu'il a été décidé lors de ce sommet de «mettre plus de moyens à la disposition des pays en conflit, mais aussi plus de soutien politique à leur égard». S'agissant du Soudan, qui a accaparé une bonne partie des travaux de cette rencontre panafricaine, M. Medelci a fait observer que la position de l'Algérie sur le conflit du Darfour a été exprimée, «conformément à la volonté africaine, celle qui consiste à défendre l'unité territoriale et populaire de ce pays». «Sans la prévention des conflits et leur règlement, sans la paix et la sécurité, l'Afrique ne peut espérer pouvoir réaliser l'intégration économique du continent», a affirmé de son côté, lundi dernier à Addis Abeba, M. Ramtane Lamamra, commissaire à la paix et à la sécurité à l'Union africaine (UA).

Tout en rappelant la décision de faire de 2010 «l'année de la paix et de la sécurité en Afrique», ce dernier a émis le souhait que cette initiative soit «une occasion pour les peuples et dirigeants africains d'examiner les efforts déployés pour la paix sur le continent, en vue de lancer, a-t-il dit, de nouvelles actions pour la promotion de la paix et de la stabilité». Pour revenir au dossier du Soudan, Ramtane Lamamra, a souligné la nécessité de «travailler avec tous les responsables soudanais pour promouvoir la paix dans ce pays». Cela, a-t-il tenu à ajouter, se fera dans le strict respect de la volonté du peuple soudanais. Une réunion uniquement consacrée au Soudan s'était tenue dimanche dernier en marge du sommet, à l'initiative de MM. Ban et Ping, avec le président soudanais Omar el Béchir, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, et les présidents d'Afrique du Sud, du Nigeria, du Tchad et de l'Algérie. Mais pour un membre de la délégation soudanaise au sommet, Akwei Bona Malwal, qui s'exprimait à l'AFP, cette initiative arrive trop tardivement : «Nous avons demandé depuis longtemps à la communauté internationale de se mobiliser, mais maintenant les gens se sont fait leur opinion au Sud-Soudan. Ils sont en faveur de l'indépendance, donc nous manquons de temps. La communauté internationale peut toujours s'impliquer pour aider les deux parties à faire face à l'après-référendum de manière pacifique. Le gouvernement de Khartoum n'ira jamais à l'encontre de la décision des peuples du Sud-Soudan». Pour suivre l'évolution dans ce pays, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a choisi un de ses proches conseillers, l'Erythréen Haïlé Menkerios, pour être son nouveau représentant spécial au Soudan. Autre préoccupation majeure soulevée lors de ce sommet, le terrorisme et le banditisme en Somalie, lesquels ont fait réagir l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad, six pays d'Afrique de l'Est dont la Somalie). Celle-ci a exprimé lundi sa préoccupation face à «l'extension des activités terroristes» menées notamment par les insurgés Shebab dans les régions somaliennes semi-autonomes du Somaliland et du Puntland (nord). S'agissant de la menace terroriste, le président sénégalais Abdoulaye Wade avait proposé l'organisation d'une «table ronde régionale» pour trouver les moyens de lutter contre la montée en puissance du groupe terroriste El Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans les pays sahéliens.

Bouteflika à propos de la conférence de Copenhague : «L'Afrique a pu parler d'une seule voix»

«Ainsi, l'Afrique a pu parler d'une seule voix et agir à l'unisson, réussissant ainsi à peser sur le cours de la conférence. Bien que n'ayant pas répondu à toutes les attentes de l'Afrique, la conférence de Copenhague a néanmoins enregistré des avancées d'importance cruciale pour notre continent», a déclaré lundi le président de la République à Addis-Abeba, dans le cadre du débat autour du rapport sur les résultats de la conférence de Copenhague, présenté par le président du comité des chefs d'Etat et de gouvernement africains sur les changements climatiques, Meles Zenawi. «Dans la nouvelle phase de concertation que la communauté internationale s'apprête à ouvrir, l'Afrique aura à affronter encore de nombreux enjeux et à surmonter bien des difficultés [...] Pour cela, l'action collective africaine doit se poursuivre avec détermination, car nous devons nous impliquer dans le processus de mise en place de la nouvelle architecture financière esquissée à Copenhague et dans le suivi de la concrétisation des engagements financiers afin de canaliser les ressources additionnelles indispensables pour notre continent», a-t-il ajouté avant de plaider pour «une part active» du continent noir à toutes les étapes des discussions.

Source: http://fr.allafrica.com/stories/201002030005.html

Tag(s) : #Afrique de l'Ouest