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2011-06-27 12-53-15.215Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Notre pays est actuellement le théâtre d’une poussée de violences entretenues par les querelles politiciennes de quelques acteurs qui veulent résumer l’avenir de notre nation à leurs seules ambitions personnelles. À cause du pouvoir et rien que pour le pouvoir, ils exploitent les frustrations de nos pauvres populations, ils divisent et opposent nos populations, et ensuite ils se contentent de tout simplement compter les morts en espérant tirer un éventuel avantage politique de l’affrontement de ces pauvres populations qui ne savent plus par où se donner la tête. Ainsi, en quelques jours d’affrontements, le bilan officiel est déjà très lourd : 9 morts, plus de 200 blessés, et des dégâts matériels considérables.

 

Aujourd’hui donc, au nom de la LDRG et de l’ensemble de nos sympathisants, non seulement je prie pour le repos de l’âme de nos concitoyens victimes de cette folie politicienne, mais aussi, je marque ma totale solidarité avec tous nos compatriotes qui ont connu des dégâts sur leur commerce, leurs biens ou leur personne. On entend à nouveau le gouvernement et les acteurs politiques entonner la même chanson bien connue, à savoir : une commission commissions d’enquête sera créée pour retrouver les coupables de ces violences. C’est une moquerie ! Les coupables de ces violences politiciennes sont connus de tous : ce sont les politiciens guinéens qui sont les premiers responsables de ces violences. Aujourd’hui ils refusent de répondre à la convocation de la justice pour s’expliquer. Non seulement ils donnent un très mauvais exemple de ce qu’est l’État de droit à leur militants, mais de plus, en refusant de répondre à la convocation judiciaire, ils sont entrain de renier les lois qu’ils ont eux-mêmes dictés et décrétés contre le peuple de Guinée. Mais qu’ils en profitent bien car l’Heure arrivera où ils répondront inéluctablement de leurs actes.

 

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Depuis toujours, et aujourd’hui encore plus que jamais, je connais et je flaire les inquiétudes de notre nation. Je connais et je flaire les inquiétudes de chaque communauté et de chaque citoyen qui compose notre nation. Depuis un bon moment, ça se voit, la nation est inquiète. L’inquiétude s’entend dans la voix et se lie sur le visage de chaque citoyen. Au plus profond de soi, chaque communauté et chaque citoyen se demandent : Que va-t-il arriver ? Les merveilleuses différentes communautés ethniques qui composent notre nation ne vont-elles jamais pouvoir vivre ensemble en harmonie ? Sont-elles condamnées à se haïr indéfiniment ? Comment pouvons-nous surmonter la crise de confiance que traverse notre nation ? Comment pouvons-nous surmonter la crise politique, démocratique et économique que traverse notre pays ? Aujourd’hui, chaque citoyenne et chaque citoyen guinéen porte la même inquiétude: Que va-t-il arriver ?

 

Mais voyez-vous mes cher(e)s compatriotes, le plus alarmant dans cette tragédie est le faite que nous sortons d’une période de transition. Nous ne pouvons plus trouver aucune excuse car une période de transition suppose logiquement et normalement le passage d’une situation mauvaise vers une meilleure situation. Après tant d’années de répressions, de dictatures et de misères, le destin nous avait gratifiés le soir du 22 décembre 2008, suite au décès du général Lansana Conté, d’une occasion unique de changer le cours de l’histoire en Guinée. C’était l’ouverture d’une période de transition en Guinée. Tous les espoirs étaient à nouveau permis tant les aspirations démocratiques, sociales et économiques de notre nation étaient grandes au soir du 22 décembre 2008.

 

Qu’avons-nous fait de cette occasion unique et inespérée de changer le cours de l’histoire en Guinée ? Les résultats sont d’actualité : au lieu de sortir réconciliée, unie et forte de cette période de transition, notre nation en ressort martyrisée, plus que jamais divisée, et totalement affaiblie. Les acteurs en charge de la gestion de la transition ont échoué à répondre aux attentes de changement politique, démocratique et économique de notre nation. Ils ont échoué. Il faut le dire et il est temps qu’ils le reconnaissent humblement et publiquement.

 

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Ils ont totalement échoué parce qu’ils ont tout simplement préféré résumer toute la transition à de simples questions électorales. Ils sont tellement obsédés par les élections et les luttes de pouvoir qu’ils sont allés jusqu’à dicter et décréter contre notre nation une constitution contenant des lois plus oppressives que celles qui existaient à l’époque du régime précédent. Ils ont donc délibérément préféré résumer toute cette transition à de simples questions de lutte et de conquête du pouvoir.

 

Pourtant, mes cher(e)s compatriotes, vous connaissez bien désormais l’histoire et vous en êtes les témoins : depuis les premières heures de la transition, avec la LDRG, je n’ai jamais cessé de prévenir sur les risques de résumer toute cette transition à de simples questions électorales. Au moment même où je m’adresse à vous aujourd’hui, je viens de sortir d’une campagne de Jeûne qui m’a conduit au bout du 33ème jours de jeûne depuis le début de la transition en Guinée. Tout au long de cette transition, vous le savez, j’ai aussi accompli 208 km de marche pénible, et j’ai récolté à ce jour 576 signataires. Tout ce sacrifice c’est, certes par amour pour ma patrie et par devoir citoyen que je l’ai consenti, mais c’est aussi et avant tout pour prévenir sur les dangers de résumer toute cette transition à de simples questions électorales et de lutte de pouvoir. Parce qu’en réalité mes cher(e)s compatriotes, c’est bien là le véritable problème de la Guinée depuis plusieurs années : les luttes de pouvoir.

 

Pour comprendre en quoi les luttes de pouvoir constituent le véritable problème de la Guinée, il y a 3 éléments fondamentaux qui caractérisent notre nation dont on ne peut plus ignorer :

 

·         Premièrement, la Guinée est une nation composée plusieurs communautés ethniques : il y a les peuples de la forêt, il y a les malinkés, il y a les soussous, et il y a les peuls. La nature a fait qu’au sein de cette formidable diversité ethnique, il y a certaines communautés ethniques qui sont numériquement plus nombreux que d’autres. Parmi les communautés ethniques numériquement plus nombreux, il faut compter les peuls et les malinkés. Après plusieurs décennies de dénie par certains acteurs qui refusent de regarder cette réalité en face, c’est bien cette Vérité qui s’est pourtant révélée au lendemain du premier tour des élections présidentielles de Juillet 2010 en Guinée.

 

·         Deuxièmement, pour des raisons traditionnelles et surtout politiciennes, la vie politique guinéenne est faite de telle sorte que chaque communauté ethnique a tendance à se rallier au parti ou au chef politique issu de ses rangs. Cette réalité s’observe chaque jour sur le terrain en Guinée. Aucun acteur politique ne vous le confirmera officiellement, mais nous sommes tous guinéens et nous savons ce qu’il en est.

 

·         Troisièmement et finalement, nous aspirons à vivre dans un système démocratique où le pouvoir est exercé par le parti politique qui rafle la majorité électorale.

 

C’est justement sur ce dernier point que je souhaite attirer votre attention mes cher(e)s compatriotes. Vu qu’il existe des communautés ethniques numériquement majoritaires et des communautés ethniques numériquement minoritaires en Guinée, vue qu’on vote encore selon son appartenance ethnique en Guinée, et vue qu’en démocratie le pouvoir est exercé par la majorité électorale, alors cela signifie qu’en Guinée les différentes communautés ethniques minoritaires sont d’offices et définitivement exclus de l’exercice du pouvoir. Voici le défaut structurel qui est à la source de tous les problèmes politiques et démocratiques de la Guinée. Ceci est un véritable problème, car, si les communautés ethniques numériquement majoritaires sont confortables avec cette configuration, cependant, pour les communautés ethniques numériquement minoritaires, nous sommes tous des Guinéens et, naturellement, nous avons tous le droit d’exercer le pouvoir. Et elles ont parfaitement raison : elles ont le droit d’exercer le pouvoir.

 

Alors, mesdames et messieurs, la question est toute posée : vu que ces communautés ethniques numériquement minoritaires n’auront jamais aucune chance d’accéder au pouvoir par les urnes, quelle autre alternative se présente à elles pour faire valoir leur droit légitime d’exercer le pouvoir en Guinée? La question est toute posée, mais je vais vous aider à répondre. En effet, vu que la démocratie telle qu’elle est appliquée en Guinée aujourd’hui signifie pour ces communautés ethniques numériquement minoritaires l’exclusion définitive du pouvoir, alors, pour accéder au pouvoir, ces communautés n’ont d’autres choix que de recourir naturellement à des méthodes anti-démocratiques ou non-démocratiques, à savoir : les fraudes électorales et les coups d’État. Tant que la démocratie guinéenne se résumera à une simple question de majorité électorale, il faut donc être vraiment naïf pour croire qu’il peut y avoir des élections propres en Guinée. Il faut vraiment être naïf pour croire qu’il n’y aura plus de coup d’État militaire en Guinée. Et il faut vraiment être naïf pour croire que nous connaîtrons une stabilité politique et démocratique en Guinée dans ces conditions. Donc, tant que nous n’aurons pas trouvé une configuration démocratique qui démystifie et banalise totalement le principe de la majorité électorale, alors le cycle de la violence politique et de la haine ethnique ne fera que s’accentuer en Guinée.

 

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Dès que cette Vérité s’est révélée à moi il y a plusieurs années, soucieux de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale, alors je me suis d’abord immédiatement lancé dans des travaux de recherche et dans une méditation profonde. J’ai observé et cherché au tour du monde, et plus précisément en Afrique auprès de nous, comment des pays ayant rencontré les mêmes réalités que nous ont réussi à s’en sortir. Alors là j’ai découvert que dans certains pays, notamment le Ghana,  il a suffit de quelques hommes d’États éclairés pour y arriver ; par contre, dans d’autres, notamment au Rwanda, en Afrique du Sud, au Libéria et en Sierra-Léone voisine, il a fallu arriver à des conflits armés, à des crimes ou à des génocides irréparables pour y arriver. Lorsque j’ai découvert cela, il est vrai que j’ai aussi eu les mêmes inquiétudes que celles qui s’expriment au sein de notre nation aujourd’hui. En fait, je venais d’avoir la réponse à la question que nous nous posions au-début de cette adresse : Que va-t-il arriver ?

 

Donc à la question « Que va-t-il arriver ? » mes cher(e)s compatriotes, il ne faut plus se faire aucune illusion. Des illusions, moi j’ai cessé d’en avoir depuis fort longtemps. Tant que nous ne parviendrons pas à trouver ensemble en tant que nation consciente et responsable une configuration démocratique qui démystifie et banalise le principe de la majorité électorale en Guinée, la tenue de toute élection, je dis bien la tenue de toute élection en Guinée dans ces conditions ne sera qu’un pas de plus vers la division de notre nation et vers le glissement de notre pays dans des conflits armés dévastateurs à l’image de ceux qu’ont connu le Libéria, la Sierra-Leone et le Rwanda. La Guinée n’est pas et ne sera pas une exception en la matière.

 

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Ce message d’aujourd’hui, ce n’est cependant pas pour multiplier ou augmenter vos inquiétudes. Ce message d’aujourd’hui c’est surtout pour atténuer et dissiper vos inquiétudes. Nous ne sommes pas obligés d’emprunter le chemin de l’opportunisme, de la haine et des conflits armés. Nous ne sommes pas du tout obligés. La solution aux problèmes politiques et démocratiques de notre nation existe et elle se dénomme « le partage du pouvoir ». Il ne faut cependant pas confondre le principe de « partage du pouvoir » avec celui, mieux connu, de « la séparation des pouvoirs ». La séparation des pouvoirs, il est connu, consiste à garantir une certaine indépendance entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire pour éviter les abus de pouvoir. Mais qu’est-ce que le principe de « partage du pouvoir » ?

 

Dans une nation composée de plusieurs communautés ethniques, dont certaines communauté ethniques sont par la nature des choses numériquement majoritaires, le principe de « partage du pouvoir » vient d’abord s’adresser aux communautés ethniques numériquement minoritaires en leur disant ceci : non seulement vous allez exercer le pouvoir quelques soit la couleur ethnique de celui ou de celle qui raflera la majorité électorale, mais de plus, toutes les conditions seront réunies pour qu’à chaque échéances électorales, l’ensemble des concourants, indépendamment de leur appartenance à une communauté ethnique majoritaire ou minoritaire, auront les mêmes chances de remporter la majorité électorale.

 

De manière très concrète, le principe de partage du pouvoir se manifeste par 4 principaux éléments :

 

·         Premièrement, le gouvernement de coalition obligatoire : c’est un gouvernement composé à 60% par le parti majoritaire au Parlement et à 40% par les partis minoritaires au Parlement. Cet élément garanti donc la participation de toutes les différentes communautés ethniques dans les prises de décisions politiques. Lorsqu’il est l’heure de travailler, cet élément contraint les acteurs politiques à travailler ensemble. Jusqu’à présent, la formation de ce genre de gouvernement en Guinée provenait de l’initiative du président de la république et pour une durée déterminée. Mais, dans le contexte d’une Nouvelle République inclusive, non seulement cette nouvelle république sera parlementaire, mais de plus, le gouvernement de coalition sera une obligation constitutionnelle à laquelle le président de la république sera contraint.

 

·         Deuxièmement, la représentation proportionnelle : cet élément consiste à assurer obligatoirement une représentation proportionnelle de toutes les communautés ethniques au sein de l’ensemble des fonctions de l’État, notamment au sein de l’administration publique, des forces armées, des forces de police, et dans la répartition des budgets.

 

·         Troisièmement, l’autonomie : il s’agit de poser les fondements d’une véritable décentralisation et d’une délégation de pouvoirs au niveau des différentes régions naturelles. De ce fait, chaque communauté ethnique, indépendamment de la couleur ethnique de celui qui occupe le pouvoir central, est assurée de garder une certaine marge de manœuvre au niveau local.

 

·         Quatrièmement et finalement, le droit de véto : pour certaines matières de haute importance, notamment la gestion des ressources naturelles, les lois référendaire et de découpage territoriale, les lois électorale et de représentativité, pour toutes ces questions de haute importance un droit de véto élimine le risque qu’une communauté ethnique minoritaire soit marginalisée et exclue de participation au processus de prise de décision par la majorité. De ce fait, quand les intérêts vitaux d’une communauté ethnique minoritaire sont en jeu, le véto lui assure une protection essentielle. Dans le contexte de cette Nouvelle République inclusive, le droit de véto s’exercera dans une seconde chambre au sein de l’Assemblée nationale. Alors que pour toutes les structures de l’État c’est la représentation proportionnelle qui prévaudra, au sein de cette seconde chambre de l’Assemblée nationale c’est une représentation équitable qui prévaudra. Chacune des 4 régions naturelles de la Guinée aura le même nombre de représentants au sein de cette chambre. Et toutes les lois de haute importance votées au sein du Parlement devront d’abord être approuvées au sein de cette seconde chambre avant promulgation. De ce fait, chaque communauté ethnique, indépendamment de son caractère majoritaire ou minoritaire, disposera de son droit de véto sur les questions de hautes importances qui l’affecte.

 

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

 Le gouvernement de coalition obligatoire, la représentation proportionnelle au sein de toutes les structures de l’État, l’autonomie de gestion par une véritable décentralisation et délégation de pouvoirs, et enfin le droit de véto au sein d’une seconde chambre de l’Assemblée nationale, ce sont là les 4 principaux éléments constitutifs du principe de « partage du pouvoir ». Si le principe de « séparation des pouvoirs » vise à éviter les abus de pouvoir, alors le principe de « partage du pouvoir » vise quant à lui à contraindre les acteurs politiques à travailler ensemble et à faire de la politique de manière responsable et utile à la nation. Ailleurs, c’est ce principe partage du pouvoir qui à réussi à banaliser et démystifier l’idée de la « majorité électorale » comme seul pré-requis pour exercer les pleins pouvoirs dans une démocratie. En Guinée aussi, c’est ce principe de partage du pouvoir qui peut, non seulement ramener la confiance entre nos différentes communautés ethniques, mais aussi, la stabilité politique et démocratique tant nécessaire pour faire face aux grands défis socioéconomiques auxquels notre nation est confrontée aujourd’hui.

 

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Alors, oui, la solution existe. Et depuis que j’ai cette solution en main, je lutte par mon âme et par ma chère pour qu’elle soit mise en œuvre avant qu’il ne soit tard. Cette solution ne peut être mise en œuvre que dans le contexte d’une période de transition au cours de laquelle les aspirations de toutes les forces sociopolitiques, et de toutes les communautés ethniques, doivent être prises en compte pour la formalisation d’une nouvelle vie démocratique guinéenne.

 

C’est dans ce cadre que, au moment de la révision constitutionnelle en 2010, alors qu’ils étaient réuni à huit clos pour rédiger une constitution inconnue du peuple, de notre côté, au sein de la LDRG, nous avons drainé plus d’un millier de participants sur les réseaux sociaux pour la rédaction du Projet Nouvelle République. Ce Projet Nouvelle République est un projet de Constitution qui contient tous les éléments constitutifs des principes de séparation et de partage du pouvoir dont j’ai évoqué dans cette adresse. Ce Projet Nouvelle République, accompagné de plus de 1000 pétitionnaires, je l’ai soumis aux autorités guinéennes représentées au Canada au bout d’une marche de 13 km. Vous connaissez la suite de l’histoire, j’irai au bout des 208 km de marche, de 33 jours de jeûne, et j’ai récolté 576 signataires pour réclamer, avant la tenue de toute élection, l’organisation d’un RÉFÉRENDUM populaire sur une Constitution contenant les 8 garde-fous compris au sein du Projet Nouvelle République. Malgré tous, les acteurs politiques préféreront dicter et décréter contre nous, nous le peuple de Guinée, une constitution oppressive qui conditionne notre nation dans la division et la régression.

 

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

A présent la question n’est plus de savoir « Que va-t-il arriver ? », mais plutôt « Qu’allons-nous faire ? ». Qu’allons-nous faire pour éviter le chaos et remettre notre nation sur le chemin de la concorde et du progrès ? Vous voyez bien que la solution existe et nous n’avons même pas besoin d’une assistance extérieure pour la mettre en œuvre. La solution existe et, quoi qu’on en pense, la Vérité est que la classe politique actuelle n’a aucun intérêt à ce que règne la paix et la sérénité au sein de notre nation. La classe politique actuelle n’a aucun intérêt à ce que la solution soi mise en œuvre. Si nos communautés ethniques vivent dans la concorde aujourd’hui, qu’est-ce que ces acteurs politiques auront à offrir à la nation ? Pas grand-chose ! Parce qu’en réalité ils savent bien que ce sont eux qui ont mis le pays à genoux. Ils savent bien que ce sont eux qui ont profité de leur passage au pouvoir pour s’enrichir sur le dos de la nation. Ce sont eux qui ont encore eu le cœur, après des décennies d’oppression et de répression, de se réunir à huit-clos pour dicter et décréter contre nous, nous le peuple martyre de Guinée, des lois oppressives et asservissantes.

 

Alors oui mes cher(e)s compatriotes, qu’allons-nous faire tout en sachant que le premier obstacle à la mise en œuvre de la solution à la crise que traverse notre pays est la classe politique guinéenne elle-même ? Ils ont obtenu leur transition et ils en on fait une bombe sociale. Alors il nous faut à nous aussi, nous les citoyens indépendants et ceux parmi nous qui en ont marre des querelles politiciennes, il nous faut à nous aussi notre TRANSITION. Ça sera une transition au cours de laquelle les questions électorales seront mises entre parenthèses le moment qu’il faudra pour d’abord procéder à l’édification d’une Nouvelle République régit par les principes de séparation et de partage du pouvoir.

 

Dans un pays, il n’y a pas que les politiciens. Il y a aussi les citoyens. Politiciens et simples citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs envers la nation. Aujourd’hui encore, du haut de mes 33 jours de jeûne et de mes 208 km de marche, au nom de l’ensemble des membres et sympathisants de la LDRG, au nom des 576 signataires de la pétition pour la Nouvelle République, je réclame l’abolition des lois dictées et décrétées contre notre peuple et l’ouverture d’une période de transition dont le point focale sera la tenue d’un RÉFÉRENDUM populaire sur une Constitution suffisamment forte pour mettre un terme aux abus de pouvoir et contraindre les acteurs politiques à faire de la politique de manière responsable et utile à la nation. La LDRG tiendra la classe politique guinéenne pour responsable de tout éventuel bain de sang en Guinée à cause de questions électoralistes. J’invite l’ensemble des guinéennes et guinéens à se détourner des querelles politiciennes stériles et à rejoindre nos rangs afin de canaliser nos efforts dans la bonne lutte, celle pour la dignité, la liberté et la cohésion nationale. L’Heure de Vérité approche et nous devons être fin prêt à prendre toute la place qui nous est dû dans la détermination de l’avenir démocratique de notre pays. D’une manière ou d’une autre, nous y arriverons !

 

Je vous remercie de votre aimable attention !

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