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Le principal parti de l'opposition sud-africaine, la DA, a annoncé dimanche avoir rompu son accord avec Mamphela Ramphele, l'ancienne militante anti-apartheid qu'elle avait désignée mardi comme candidate à la présidence.

Lors d'une réunion dimanche, Mme «Ramphele est revenue sur l'accord selon lequel elle serait la candidate de la DA pour la présidence et les sections, les membres et les volontaires de (son parti) Agang SA seraient incorporés dans la DA», écrit Helen Zille, la chef de l'Alliance démocratique (DA) dans un communiqué.

«Cette volte-face restera comme une déception pour les nombreux Sud-Africains qui ont été inspirés par ce qui aurait pu être un partenariat historique. Il est rare en effet qu'un parti politique offre le poste de candidat à la présidence à un leader d'un autre parti, mais nous avons estimé que cette décision serait dans l'intérêt de l'Afrique du Sud», a-t-elle expliqué.

«Les gens recherchent une alternative forte et unie à l'ANC de Jacob Zuma», qui est au pouvoir depuis 1994, a souligné Mme Zille, selon qui Mamphela Ramphele aurait pu aider à moderniser la vie politique sud-africaine.

 

Cette rupture met fin à plusieurs jours de tragi-comédie qui ont agité l'opposition libérale au parti de Nelson Mandela.

La DA avait publié vendredi un communiqué commun annonçant que Mme Ramphele rejoindrait ses rangs lundi lors d'une conférence de presse à Johannesburg. Les statuts de la DA stipulent en effet que seuls ses membres peuvent être candidats sous ses couleurs.

Mais Mamphela Ramphele avait rapidement réagi en disant que le communiqué avait été publié sans son accord et qu'elle resterait la leader de son petit parti, Agang SA.

Elle a parlé dans un message vidéo à ses partisans de «partenariat» avec la DA, quand celle-ci évoque une «intégration» des deux partis.

De nombreux membres d'Agang SA avaient critiqué l'annonce de sa candidature sous les couleurs de la DA, car elle n'avait consulté que quelques hauts responsables du parti.

«Depuis l'annonce (de sa candidature) mardi, le Dr Ramphele a joué au chat et à la souris, disant une chose aux médias, une autre aux partisans d'Agang SA et encore une autre. (...) Il est clair qu'on ne peut lui faire confiance pour mener à bien quelque projet que ce soit, c'est très dommage», a noté Helen Zille dimanche.

«Il n'y a pas eu de confusion. Je reste engagée, et je suis toujours le leader d'Agang SA. L'idée était de travailler ensemble pour les élections», a tweeté Mamphela Ramphele dimanche soir, promettant des éclaircissements pour lundi matin.

«L'engagement était clair, de récadrer la politique sud-africaine, et de disputer cette élection en partenariat», a-t-elle ajouté.

Les élections générales sud-africaines, dont la date n'a pas encore été publiée, doivent avoir lieu au 2e trimestre.

Mamphela Ramphele, qui fut la compagne de Steve Biko - une figure mythique du combat contre l'apartheid dans les années 1970, tuée à 31 ans par la police -, est un symbole des opposants noirs à la toute-puissance de l'ANC. A ce titre, elle aurait aidé la DA, qui peine à se défaire de son image de «parti blanc» malgré la montée au créneau de jeunes loups de couleur.

Cette ancienne directrice de la Banque mondiale partage le même credo libéral que la DA, avec qui elle avait été longtemps en discussions avant de fonder Agang SA il y a moins d'un an.

Elle avait annoncé son ralliement au principal parti de l'opposition car son petit mouvement, qui connaît d'importantes difficultés financières, peinait à percer dans les intentions de vote, selon les analystes.

Source: http://www.lapresse.ca/international/afrique/201402/02/01-4734873-afrique-du-sud-rupture-de-lalliance-de-lopposition-liberale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_afrique_289_section_POS1


Tag(s) : #Afrique Australe