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L-Onu-et-les-droits-de-l-homme.jpgGenève — Le sort réservé aux droits et libertés fondamentales des femmes, notamment en Afghanistan, dans les États du Golfe et au Soudan, sont au coeur des premiers débats du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui entamait hier sa douzième session à Genève.

Le début des travaux a été retardé de quelques heures, les pays latino-américains ayant demandé que l'ambassadeur du Honduras quitte la rencontre. Les pays d'Amérique latine ont déclaré que M. Delmer Urbizo représentait le gouvernement de facto de Tegucigalpa après le renversement du président Manuel Zelaya, que ces pays considèrent toujours comme le président légitime.

«Les droits des femmes sont toujours limités dans de trop nombreux pays», a déploré Navi Pillay, haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, invitant les membres du Conseil à faire le nécessaire pour y remédier.

Dans son discours inaugural, la diplomate sud-africaine qui a connu l'apartheid a en outre évoqué «le sévère recul des droits des femmes» subi à l'occasion de l'élection présidentielle contestée en Afghanistan et a invité Kaboul à tout mettre en oeuvre pour faire cesser les violences liées au scrutin.

Lors de cette session de trois semaines, la première en présence d'une délégation américaine, les représentants des 47 États membres de l'organisation se pencheront également sur l'offensive israélienne menée en décembre-janvier dans la bande de Gaza.

Le cas Loubna

En dépit de quelques points positifs ,comme l'élection de quatre candidates au Parlement koweïtien et la nomination sans précédent d'une femme au sein du gouvernement saoudien, «la situation globale des femmes reste loin des exigences internationales» dans les pays du golfe arabo-persique, a poursuivi Navi Pillay. La commissaire a invité les autorités à renoncer aux particularismes qu'elles invoquent lorsqu'il s'agit de ratifier les traités internationaux ayant trait aux droits de la personne.

Les femmes soudanaises, a-t-elle poursuivi, font toujours l'objet de discriminations, alors que Khartoum a ratifié de nombreux accords internationaux en la matière. Loubna Hussein, une Soudanaise qui travaillait pour les Nations unies au moment de son arrestation, a ainsi été condamnée la semaine dernière à une peine de prison ferme pour s'être montrée en public vêtue d'un pantalon qui aurait pu lui valoir 40 coups de fouet.

Elle a finalement été remise en liberté sous caution, ce dont la commissaire aux droits de l'homme s'est félicitée, tout en invitant le gouvernement soudanais «à faire le nécessaire pour l'équité des droits».

La diplomate devait en outre attirer l'attention du Conseil sur le sort des clandestins qui paient des passeurs à prix d'or pour traverser la Méditerranée, l'océan Indien ou le golfe d'Aden au péril de leur vie. «Aujourd'hui, craignant que les bateaux en détresse ne transportent des émigrants, les navires ignorent leurs appels à l'aide en violation du droit international», dit-elle dans un document rédigé pour la 12e session.

Source: http://international/267038/conseil-des-droits-de-l-homme-les-femmes-sont-au-centre-des-debats

Tag(s) : #International