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Avec les grandeurs et misères de l'aide internationale déployée en Haïti depuis bientôt trois semaines, une constatation s'impose: il nous faut passer à une étape plus avancée de la collaboration entre les peuples et de la gouvernance mondiale.

Les Nations unies représentent depuis longtemps le début de cette gouvernance mondiale. Avec ses hauts et ses bas, et avec ses limites. L'ONU est pour bien des habitants de la terre le symbole de la fraternité universelle et pour les plus démunis de la planète une source d'espoir et une aide essentielle en cas d'urgence. L'organisation malgré ses manques, sa lourde bureaucratie et ses gros salaires mérite notre respect. Que ce soit sous la forme de l'aide humanitaire ou d'une intervention des Casques bleus dans plusieurs coins du globe sa présence est importante et inestimable, et souvent avec des moyens insuffisants dus au manque de générosité des pays donateurs.

L'ONU doit cependant élargir son mandat et se donner les moyens d'agir avec plus de rapidité et d'efficacité. Moins de gens dans les bureaux et plus de gens sur le terrain serait déjà un progrès. De plus, l'ONU n'est pas préparée pour faire face à des catastrophes humanitaires de l'ampleur de ce qui se passe en Haïti actuellement. Il faudrait maintenant que l'ONU ait sous son entière responsabilité des équipes permanentes de secouristes, du personnel médical et un contingent militaire entraîné pour opérer dans les situations de sinistre ou de conflit. Elle n'aurait pas ainsi à faire appel à chaque pays individuellement pour former un contingent d'aide chaque fois. Son intervention n'en serait que plus rapide, plus massive et plus efficace. Pour atteindre cet objectif, il faudrait que les nations développées acceptent d'augmenter substantiellement leur contribution à l'ONU et de céder une part de leur pouvoir et de leurs responsabilités à cette instance internationale. Comme nous vivons dans un monde de plus en plus instable à tous les niveaux, le moment est arrivé de faire un pas de plus vers une gouvernance mondiale puisque nous vivons de plus en plus interreliés les uns aux autres sur la planète Terre.

Yves Chartrand
Source: http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/282214/lettres-le-temps-est-venu-pour-une-gouvernance-mondiale

Tag(s) : #International