Partager l'article ! Le Monde - Cuba: des détenus politiques vont être transférés, certains hospitalisés: Le dissident cubain Guillermo Farinas, en grève de ...

« L'utopie n'est que le nom donné aux réformes lorsqu'il faut attendre des révolutions pour les entreprendre » Jacques Attali
Le dissident cubain Guillermo Farinas, en grève de
la faim depuis 87 jours, a affirmé samedi à l'AFP que 18 détenus politiques allaient commencer lundi à être transférés dans des prisons plus proches de leur lieu de résidence ou dans des hopitaux
pour ceux qui sont malades.
Joint par téléphone à l'hôpital de Santa Clara (270 km à l'est de La Havane), le cyberjournaliste de 48 ans, qui réclame la libération de prisonniers politiques malades, a déclaré à l'AFP avoir été informé de ces transfèrements par le prélat Juan de Dios Hernandez, venu le visiter un peu plus tôt, une information confirmée par une source au sein de l'Eglise catholique.
Si cette information se concrétisait, il s'agirait d'un premier geste de la part du président Raul Castro en faveur des prisonniers politiques après un entretien, le premier du genre, sur ce dossier très sensible mercredi dernier avec le chef de l'Eglise catholique cubaine, le cardinal Jaime Ortega, et le président de la conférence épiscopale, Mgr Dionisio Garcia.
Selon Guillermo Farinas, l'envoyé de l'Eglise lui a en outre affirmé qu'une rencontre pourrait avoir lieu prochainement entre l'Eglise et les autorités "pour parler de possibles libérations".
Le cardinal Ortega a pour sa part rencontré samedi des représentantes des "Dames en blanc", épouses ou mères de prisonniers politiques, pour leur faire part de sa rencontre avec Raul Castro, selon Bertha Soler, une "Dame en blanc".
M. Farinas a entamé son jeûne au lendemain de la mort le 23 février d'un prisonnier politique en grève de la faim, Orlando Zapata, 42 ans.
Il s'est dit prêt à cesser son jeûne si dix prisonniers malades sont relâchés et qu'un calendrier était établi pour la libération d'autres détenus sous la médiation de l'Eglise catholique.
Raul Castro avait accusé début avril les Etats-Unis et l'Union européenne, qui avaient déploré la mort de Zapata, de "parrainer" la grève de la faim de Farinas et assuré qu'il ne "céderait jamais au chantage".
Les autorités cubaines nient détenir des prisonniers politiques, au nombre de 200 selon la dissidence, affirmant qu'il s'agit de "mercenaires" à la solde des Etats-Unis qui imposent depuis 48 ans un embargo contre l'île communiste.
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