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AFP 091104suu-kyi 8Le ministre des affaires étrangères birman, Nyan Win, a indiqué à ses partenaires d'Asie du Sud-Est que l'opposante Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, serait "peut-être" libérée après les élections du 7 novembre, a indiqué à l'AFP à Hanoï une diplomate asiatique.

Nyan Win a rencontré mercredi soir 27 octobre, lors d'un dîner, ses partenaires de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), en marge d'un sommet qui s'ouvrait dans la capitale vietnamienne jeudi. "Il a dit qu'ils libéreraient Aung San Suu Kyi peut-être après les élections", a indiqué la diplomate, précisant que le ministre n'avait évoqué aucune date précise. Le ministre des affaires étrangères indonésien a confirmé que le cas de Mme Suu Kyi avait bien été abordé lors du dîner de mercredi : "Ce que nous comprenons, c'est que sa peine s'achève bientôt. Nous n'avons reçu aucune information contraire."

Deux responsables birmans, sous le couvert de l'anonymat, avaient indiqué à l'AFP fin septembre que la lauréate du prix Nobel de la paix serait libérée quelques jours après le scrutin législatif, le premier depuis vingt ans et la victoire en 1990 du parti de la dissidente. L'un d'eux avait évoqué la date du 13 novembre, lorsque sa peine actuelle prendra fin, mais aucun haut responsable du régime de Naypyidaw n'avait encore directement confirmé cette hypothèse.

UNE "MASCARADE" D'ÉLECTIONS

La "Dame de Rangoun" a passé plus de quinze des vingt et une dernières années privée de liberté. Elle est assignée à résidence depuis 2003. Elle avait été de nouveau condamnée en août 2009 à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée, après l'intrusion, deux mois plus tôt, d'un Américain qui s'était approché à la nage de son domicile de Rangoun, situé sur les rives d'un lac. Les analystes et la communauté internationale avaient alors violemment protesté, exigeant en vain la libération de la Prix Nobel de la paix.

Le dossier des législatives, que l'Occident considère comme une mascarade en l'absence des partis d'opposition, sera cette semaine au menu des leaders de l'Asean, habitués cependant à une approche en douceur du problème birman, et au respect de la sacro-sainte règle du bloc régional de non-ingérence dans les affaires intérieures.

Source: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/10/28/en-coulisses-les-autorites-birmanes-evoquent-une-possible-liberation-d-aung-san-suu-kyi_1432168_3216.html

Tag(s) : #Asie et Pacifique