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moreno-ocampo-200-1-.jpgLa décision de la Cour pénale internationale (CPI) d'autoriser une enquête sur les violences post-électorales fin 2007-début 2008 au Kenya représente un "pas important vers la fin de l'impunité" dans ce pays, a estimé mercredi la délégation de l'Union européenne à Nairobi.

"L'UE prend notre de la décision par la chambre préliminaire de la CPI d'autoriser une enquête sur les violences post-électorales au Kenya. Ceci représente un pas important vers la fin de l'impunité au Kenya", indique la délégation de l'UE dans son communiqué.

L'UE rappelle toutefois que l'enquête de la CPI ne devrait viser que les principaux commanditaires des violences et "ne changera pas l'urgente nécessité (de créer) un tribunal spécial local pour juger les autres cas".

"Seule une approche duale, avec un mécanisme judiciaire local crédible en complément de l'enquête de la CPI, permettra de garantir que la justice soit rendue à toutes les victimes et que tous les crimes soient jugés", poursuit l'UE dans le communiqué.

L'UE, à l'unisson de nombreuses associations de défense des droits de l'Homme et du médiateur dans la crise kényane Kofi Annan, s'inquiète "du harcèlement et de l'intimidation des témoins potentiels et des défenseurs des droits de l'homme qui tentent de les aider", appelant le gouvernement à mettre sur pied un "programme crédible et efficace de protection des témoins".

De son côté, le vice-président de la Commission nationale kényane des droits de l'Homme, Hassan Omar Hassan, a également salué "un pas important vers la justice pour les victimes".

"C'est un signe d'espoir", a-t-il ajouté, tout en estimant que "cela prendra du temps de mettre fin à l'impunité au Kenya".

La CPI a autorisé mercredi l'ouverture d'une enquête, demandée par le procureur sur les violences post-électorales commises au Kenya fin 2007-début 2008 et qui avaient fait 1.500 morts et 300.000 déplacés.

Le procureur avait remis aux juges le 3 mars une liste comprenant les noms de vingt personnes ayant soutenu, selon lui, les violences post-électorales.

Selon lui, ces personnes, des dirigeants politiques ou des hauts responsables du secteur économique, étaient associées au Parti de l'unité nationale (PNU) du président réélu Mwai Kibaki ou au Mouvement démocratique orange (ODM) du chef de l'opposition et actuel Premier ministre Raila Odinga.

Source: http://www.lemonde.fr/depeches/?seq_id=3210&cont_dep_id=60&dep_id=42072577#top

Tag(s) : #Afrique de l'Ouest