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attentat_Bali_Jakarta_proces.jpgLe procès d'Umar Patek, s'est ouvert lundi 13 février devant un tribunal de Djakarta, qui doit le juger pour la confection des explosifs des attentats de Bali le 12 octobre 2002, les plus sanglants de l'histoire de l'Indonésie, avec 202 morts.
 

"L'accusé Umar Patek a commis un complot diabolique en vue d'obtenir, de fournir et de détenir des armes à feu, des munitions et des explosifs ou autres matériels dangereux, à des fins terroristes", a déclaré le représentant de l'accusation, Widodo Supriadi, dans une salle du tribunal prise d'assaut par les journalistes. Arborant sa traditionnelle barbe fournie, et la tête recouverte d'un chapeau de prière musulman, Umar Patek est arrivé au tribunal dans un véhicule blindé, une des dispositions de l'important dispositif de sécurité mis en place pour le procès, prévu pour durer plus de quatre mois.

Aucune manifestation ni regroupement de partisans n'a eu lieu. Seuls quelques "Allah Akbar" ont fusé dans le public à la fin de cette première audience, qui s'est résumée à une seule matinée consacrée à la lecture des chefs d'inculpation. Le procès reprendra lundi 20 février. A la sortie du tribunal, Patek s'est levé tout sourire en direction des magistrats qui le jugeront, leur serrant la main.

Patek, 45 ans, est la dernière figure du Jemaah Islamiyah (JI) à comparaître devant la justice indonésienne. Considéré comme le bras armé en Asie du Sud-Est de la nébuleuse Al-Qaida, le JI est responsable de la plupart des attentats perpétrés en Indonésie. Recherché par de nombreuses polices, Umar Patek avait été extradé en août 2011 du Pakistan, après avoir été capturé en janvier 2011 à Abbottabad, la ville où Oussama Ben Laden a été tué par l'armée américaine, quatre mois plus tard. Passible de la peine de mort, Umar Patek a reconnu avoir aidé à la confection des explosifs qui avaient soufflé un pub et une boîte de nuit dans la station balnéaire de Kuta, sur l'île indonésienne de Bali.

L'attentat avait fait 202 morts, dont 88 Australiens et 4 Français. Il avait fait découvrir avec effroi que l'Indonésie, pays musulman le plus peuplé de la planète, jusqu'alors réputé modéré, abritait un réseau fondamentaliste. Umar Patek est également poursuivi pour la fabrication des bombes maquillées en cadeaux de Noël, qui avaient fait 19 morts dans des églises le 24 décembre 2000 ainsi que pour avoir participé à la mise en place d'une cellule d'Al-Qaida en Indonésie. Il n'a cependant pas joué un rôle aussi proéminent que les leaders du JI qui ont récemment été incarcérés ou tués, dont les cerveaux des attaques de Bali.

Source: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/02/13/ouverture-a-djakarta-du-proces-de-l-attentat-de-bali_1642523_3216.html

Tag(s) : #Asie et Pacifique