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2011-06-27 12-53-15.215Mesdames et messieurs,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Aujourd’hui est un jour comme on les aime bien au sein de la Ligue des Démocrates Réformistes de Guinée (LDRG). En ce 6 mars 2012, c’est un honneur pour moi de vous présenter notre nouveau bijou. Ce document de près de 60 pages contient la « Réforme de l’État et de l’Administration publique » que la LDRG ambitionne pour notre pays. La confection de cette réforme nous à coûté plusieurs mois de recherches, des heures de travaux, et même quelques nuits blanches. Mais je peux vous assurer que ce fut un immense plaisir pour moi de travailler sur cette réforme extrêmement importante pour les populations guinéennes et l’avenir de la Guinée.

 

Mesdames et messieurs,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Vous comprenez bien que si le gouvernement est le cerveau, cependant, l’État et l’Administration publique sont les mains et les pieds, les membres qui permettent à tout gouvernement d’entreprendre des actions, de mettre en œuvre de manière efficace ses politiques publiques, et d’avoir un impact positif et consistant sur la vie des populations. Quelques soient les compétences et les bonnes volontés des acteurs politiques, si l’administration publique n’est pas opérationnelle, alors vous aurez compris, aucun changement qualitatif et quantitatif positif n’est envisageable pour les populations.

 

Depuis l’indépendance coloniale en 1958, l’administration publique guinéenne a connu un certains nombres de réformes, surtout lors de l’application des Programmes d’Ajustement Structurels entre 1986 et 1991. Même le gouvernement actuel à créé en début de mandat un Haut commissariat chargé à la réforme de la fonction publique. Tout cela, c’est tout simplement pour vous dire que la réforme que j’ai l’honneur de vous présenter aujourd’hui n’a à priori rien d’extraordinaire. En se fiant au nombre de fois que les autorités publiques guinéennes en ont parlé, on serait même amené à nous demander pourquoi la LDRG s’est lancé dans ce travail recherche et de réflexion? La réponse est toute simple : c’est parce que tout ce qui été entrepris jusqu’à nos jours en matière de réforme de l’administration publique guinéenne s’est tout simplement soldé par un échec total.

 

Donc, vous comprenez bien que si la Guinée veut offrir le bien-être, la sécurité, le progrès, le développement et la prospérité à l’ensemble de sa population, il faut absolument qu’elle se dote des mains et des pieds, des membres qui lui permettront de changer qualitativement et quantitativement son destin national. Voilà l’ambition qui a motivé la LDRG dans ce travail de recherche et de réflexion très passionnant. Nous avons pris le temps d’étudier la réussite de certains pays, comme le Ghana, le Rwanda, et la Tanzanie, et nous avons tiré des leçons utiles pour notre pays.

 

Mesdames et messieurs,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

La réforme que nous proposons dans ce document de près de 60 pages se subdivise en 4 principales parties. Je ne vais cependant pas entrer ici dans les détails de la réforme. Dans la suite de cette présentation, je vais tout simplement me contenter de vous donner les grands axes de la réforme. Pour plus de précisions, je tiens à vous rappeler que vous pouvez déjà télécharger gratuitement une copie cette réforme à partir de la rubrique « Force de proposition » de www.guinee-plurielle.com,  le website de la Ligue des Démocrates Réformistes de Guinée.

 

I-La première partie du document, c’est naturelle l’introduction 

L’introduction de ce document est très intéressante. En effet, dans cette introduction vous serez étonné de découvrir combien nos grands États historiques étaient, administrativement, parfaitement organisés et, économiquement, prospères. Vous comprendrez comment le colonisateur a réussi par la suite à déstructurer nos grands États historiques et à implanter un État colonial dont la mission est radicalement opposées celle de nos États historiques. Vous comprendrez surtout en quoi les maux dont souffre aujourd’hui l’administration publique guinéenne ne sont autres que des avatars de l’administration coloniale. C’est justement au sein de l’introduction que vous comprendrez déjà que c’est parce que depuis la fin de la colonisation, aucune réforme entreprise n’a radicalement cherché à réorienter la mission de l’administration publique guinéenne, c’est pour cela qu’elles ce sont toutes soldées par un échec total.

 

II-La deuxième partie du document, nous dressons le diagnostic de l’État et de l’administration publique guinéenne

 

1-À ce niveau, nous nous sommes d’abord intéressés à l’historique de l’administration publique guinéenne. Le point important à souligner à ce niveau est surtout l’état dans lequel l’ancien colonisateur à légué son administration au nouvel État guinéen. En fait, il n’y a eu aucune continuité entre l’administration coloniale et l’administration post-coloniale en Guinée. C’est-à-dire, dès le 28 Septembre 1958, pour la Guinée il a fallu repartir à zéro dans la construction de ses capacités administratives. C’est un passage extrêmement important à souligner.

 

2-Toujours dans cette deuxième partie, nous diagnostiqué l’efficacité de l’administration publique guinéenne.Nous avons analysé les ressources humaines, les conditions de travail, le cadre d’organisation et l’intégrité dans la gestion publique. Nous en sommes sortis avec la conclusion que, en plus des dysfonctionnements liés aux ressources humaines, aux conditions de travail et au cadre d’organisation, il se trouve que la corruption, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme, le manque total d’une culture de travail et d’excellence, sont les principaux maux qui paralysent totalement l’administration publique guinéenne. Ce sont là des maux qui sont tout simplement incompatibles avec une administration publique orientée vers le développement, le bien-être, la sécurité et la prospérité des populations guinéennes.

 

3-Toujours dans cette seconde partie du document, nous avons finalement procédé à l’analyse chiffrée de l’administration publique guinéenne. À ce niveau, nous avons surtout analysé les effectifs de la fonction publique et la nature des charges publiques.

 

·         Sur le plan des effectifs : il faut tout simplement souligner que les fonctionnaires de plus de 35 ans représentent 93% des effectifs de la fonction publique guinéenne. Donc la pyramide des âges est très vieillissante dans l’administration publique guinéenne. Les fonctionnaires en âge de départ ne veulent pas aller en retraite parce que leurs pensions de retraite ne sont valorisées qu’à 60%. De ce fait, les femmes et les jeunes sont très sous-représentés dans l’administration publique guinéenne. 

 

·         Sur le plan de l’analyse de la nature des charges publiques :nous avons analysé la progression moyenne sur 10 ans des recettes publiques et des principales dépenses publiques, nous avons analysé également le poids des différentes charges publiques, non seulement par rapport aux recettes publiques, mais aussi, par rapport l’ensemble des dépenses publiques. Nous en sommes sortis avec la conclusion selon laquelle « la Guinée s’endette aujourd’hui pour financer plus de 50% des dépenses courantes (traitements et salaires, biens et services, …) d’une administration publique hypertrophique qui a vocation à s’auto-entretenir au détriment de la fourniture du service public de qualité et du bien-être de l’ensemble de la population guinéenne. »

 

III-La troisième partie du document nous avons tout simplement effectué une photographie de l’organisation actuelle des pouvoirs publics en Guinée 

 

À ce niveau nous avons non seulement mis en avant l’organisation et la structure des pouvoirs publics en Guinée aux niveaux central, déconcentré et décentralisé, mais de plus, nous avons analysé la viabilité de cette structure. Nous en sommes arrivés à la conclusion selon laquelle, si le processus de décentralisation a échoué en Guinée c’est pour deux principales raisons :

 

·         D’abord parce que les politiques décentralisations appliquées jusqu’à nos jours en Guinée n’ont pas pour but premier le développement, mais plutôt, de créer, sous l’initiative du pouvoir central, des réseaux de patronage et de clientélisme avec les élites locales afin de consolider durablement les différents régimes qui se succèdent au pouvoir central. Donc, contrairement à la pensée commune qui laisse croire que le processus de décentralisation est destiné à rapprocher au maximum les administrés de leurs administrateurs, nous avons découvert qu’en Guinée, à travers le processus de décentralisation, le pouvoir central cherche surtout, pour des raisons politiques, à créer des réseaux d’élites locales dépendantes de ses financements et susceptibles de soutenir le régime en retour ;

 

·         Puis, nous avons également découvert que l’ethnicisation politique est un autre élément clé pour comprendre l’échec du processus de décentralisation en Guinée dans sa mission de vecteur de développement et de participation locale. En effet, vu que le pouvoir politique en Guinée s’identifie à l’appartenance ethnique des leaders politiques, alors les régimes successifs, dans l’intention d’affaiblir la base électorale des différents opposants de groupes ethniques relativement majoritaires, ils engagent des processus de décentralisation pour délibérément fragmenter les pouvoirs locaux forts en des entités plus petits, plus faibles et politiquement insignifiants.

 

Finalement, il se trouve donc que c’est cette obstination des acteurs politiques guinéens à « ré-centraliser » le pouvoir (créer des alliances ou des réseaux de patronages avec les élites locales) qui expliquent le manque de transparence et la corruption qui caractérise le comportement des élus locaux en Guinée. C’est cela qui est à la base de l’échec du processus de décentralisation en Guinée dans sa mission de vecteur de la participation et du développement local.

 

IV-La quatrième partie du document, vous découvrirez naturellement notre proposition de réforme. En effet, la réforme que nous proposons comprend 3 principales parties :

 

1-D’abord, nous procédons à une redéfinition de la mission de l’État et de l’administration publique guinéenne : en effet, parce que les intérêts de l’administration postcoloniale ne sont plus les intérêts de l’administration coloniale, alors toute réforme doit nécessairement commencer pour réorienter la mission de l’administration publique guinéenne. Pour ce faire :

 

·         Nous avons d’abord défini les 3 principales missions de la nouvelle administration publique guinéenne, à savoir : créer les meilleures conditions pour l’émergence d’une économie compétitive fondée sur l’entreprenariat et l’initiative individuelle; ensuite, être présente, efficace, efficiente, forte et compétitive dans ses fonctions régaliennes; et enfin, garantir un mécanisme de prestation sociale efficace financé par un système de solidarité fiscale et nationale juste;

 

·         Puis, nous avons ensuite défini clairement quels sont les clients de l’administration publique guinéenne. Il est évident que ces clients ne sont plus le colonisateur ni le réseau de patronage du colonisateur. Nous avons donc défini le citoyen, les investisseurs locaux et étrangers, et les partenaires de la Guinée comme étant les principaux clients de l’administration publique guinéenne. Et comme on le dit souvent en Management : « le client est roi ». Et c’est cette nouvelle conception qui devra prévaloir dans la nouvelle administration publique guinéenne;

 

·         Finalement, nous avons pris le soin de dire ce que ne sera plus l’administration publique guinéenne après cette réforme. Elle ne sera plus une charge publique monotone et résistante au changement. Elle s’adaptera aux changements sociaux et aux chocs extérieurs ; Autant elle sera compétitive et dynamique, autant elle ne sera plus l’endroit par excellence du carriérisme professionnel. La mobilité professionnelle caractérisera la nouvelle administration publique guinéenne ; Le principe de la continuité administrative fera qu’elle ne sera plus considérée comme un butin du parti politique au pouvoir. Elle ne sera plus une chose politisée car les processus de recrutement seront délégués ou supervisés par des organismes indépendants.

 

2-La deuxième section de cette quatrième partie du document, concerne le corps de la réforme que nous proposons. Le corps de la réforme que nous proposons comprend 4 principales mesures :

 

a.D’abord, la définition d’un standard de service public : sa sera l’expression de la ferme intention de la nouvelle administration publique à fournir des services publics de qualité à ses principaux clients. Pour ce faire, nous avons pris le soin de définir dans ce document les principaux critères que chaque organisme ou département public devra prendre en compte dans la définition de ses standards de services. Ces normes et standards devront être connus des populations bénéficiaires des services publics, et les fonctionnaires seront confrontés ponctuellement à des enquêtes de satisfaction réalisées auprès des populations. En plus, il est utile de mentionner que l’amélioration de la qualité du service public nous permettra aussi de faire beaucoup d’économies sur les coûts de correction des erreurs, sur les coûts du travail répété, et sur les coûts de supervision de services publics de faible qualité.

 

b.Puis, la deuxième mesure de cette section consiste en l’introduction de la Contractualisation dans l’administration publique guinéenne. La contractualisation consistera à séparer les fonctions de conception des politiques publiques des fonctions d’exécution. Ainsi, partout où c’est possible, les organismes publics bénéficieront d’une large autonomie fonctionnelle et financière grâce au principe de contractualisation. En retour, les organismes publics fourniront des services de qualité répondant aux besoins des populations, tout en respectant les objectifs assignés par les ministères rattachés. La contractualisation sera finalement un moyen supplémentaire d’améliorer la gestion publique et d’insuffler la culture du travail et d’entreprise au sein de la nouvelle administration publique guinéenne pour la rendre beaucoup plus compétitive.

 

c.La troisième mesure principale de cette section consiste à procéder au dégraissage et à la moralisation de l’administration publique guinéenne.

 

i-Le dégraissage de l’administration publique s’impose surtout pour des raisons de fortes contraintes budgétaires. Nous ne pouvons plus continuer à nous endetter pour financer plus de 50% des dépenses de fonctionnement de l’administration publique guinéenne. Voilà la réalité. Comme mesures de dégraissage, nous proposons 5 principales actions :

 

-Réduire considérablement le train de vie de l’État ;

-Geler les recrutements de masse ;

-Aller au bout de l’établissement du fichier de la fonction publique ;

-Rajeunir la pyramide des âges au sein de l’administration publique guinéenne ; et

-Informatiser les systèmes de gestion de l’administration publique guinéenne.

 

Vous retrouverez dans le document tous les détails pour chaque action à entreprendre. C’est une partie très riche du document qui contient des propositions extrêmement novatrices.

 

ii-La moralisation de la vie publique guinéenne aussi s’impose à nous pour plusieurs raisons. D’abord pour des raisons d’efficacité et d’efficience, ensuite pour des raisons d’économies. En effet, chaque années près $500 millions de dollars s’évaporent dans les circuits de la corruption en Guinée. Ainsi, pour mettre fin à cette hémorragie financière, vous retrouverez dans le document un code d’éthique composé de 3 principales mesures : d’abord, la promulgation de la loi constitutionnelle sur le leadership et l’intégrité des agents publics ; ensuite, la création de la commission indépendante de la fonction publique ; et enfin, la création de l’organe anti-corruption indépendant. Tout en vous laissant l’honneur de consulter les détails des attributions et des fonctions de ses différents organes, sachez déjà cependant que ce sont là des organes indispensables pour mettre un terme à la corruption, au clientélisme, au patronage et au népotisme dans l’administration publique guinéenne. Je dis bien indispensable.

 

d-La quatrième mesure de cette section consiste à introduire en Guinée la notion de l’État stratège. L’État stratège consiste en effet à doter la Guinée les capacités d’analyses statistiques lui permettant de planifier sur le long terme, de définir des projets de développement durable, et de piloter efficacement les projets de développement. C’est donc cette nécessité d’arriver à l’État stratège qui nous amené à proposer des mesures solides pour renforcer la Direction Nationale des Statistiques et d’accorder à cet organe un pouvoir transversale sur les différents départements et organismes publics en Guinée.

 

3-Finalement, dans la dernière section du document, vous retrouverez la nouvelle politique de décentralisation que nous proposons.

 

Dans cette section, nous avons non seulement restructuré complètement et radicalement l’organisation et la structure politique et administrative de la Guinée, mais de plus, nous avons fait l’effort de définir pour chaque échelle de pouvoirs publics déconcentrés ou décentralisé ses fonctions, ses structures et ses modes de fonctionnement. Nous avons également défini les rapports, d’une part entre les différentes collectivités territoriales, et de l’autre entre les différentes collectivités territoriales et le gouvernement central. Finalement, nous avons défini les différents modes de financement de chaque collectivité territoriale. Tout en vous laissant l’honneur de consulter les détails de cette nouvelle politique de décentralisation, sachez déjà cependant que, pour des raisons d’efficacité, d’efficience et d’économie, c’est une politique de décentralisation ambitieuse qui créée de nouvelles échelles de pouvoirs publics et supprimes les échelles inutiles. Cette politique de décentralisation est absolument orientée vers les besoins des populations à la base. Elle fait des populations à la base les principaux acteurs de leur propre développement socioéconomique et politique.

 

Mesdames et messieurs,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Voilà présenté les principaux grands axes de la réforme que j’ai l’honneur et le grand plaisir de vous présenter aujourd’hui. C’est une réforme qui s’étale sur 6 à 8 années. Non seulement elle est complète, mais de plus, elle est auto-financée à près de 60%.

 

Guinéennes et guinéens,

Mes très cher(e)s compatriotes,

 

Alors que notre pays traverse une profonde crise socioéconomique et que nous vivons dans un monde globalisé de plus en plus compétitif, pour redresser la Guinée et la remettre sur la voie du progrès, la réforme que nous proposons dans ce document devrait être l’une des premières priorités de tout gouvernement. Nous n’avons plus le temps de verser dans le fatalisme. Dans ce monde dans lequel nous vivions, il n’y a plus aucune place pour ceux qui se renferment dans la fatalité. Chacun de nous doit avoir la ferme conviction que l’avenir et le progrès ne sont pas interdit à la Guinée. En mettant en œuvre cette réforme, non seulement la Guinée  se serait donnée les moyens nécessaires pour rejoindre au bout des 10 prochaines années le rang des pays à revenu intermédiaire, mais de plus, les populations guinéennes vivront et de connaîtront un bien-être et une prospérité de la renommée de leurs grands États historiques. Toute seconde perdue est une seconde de trop. La réforme est prête et elle n’attend que d’être mise en œuvre.  

 

Cependant, mes cher(e)s compatriotes, vous aurez sans doute remarqué que ce n’est pas la LDRG qui est au pouvoir aujourd’hui. Soyez rassuré, rien de ci grave. Contrairement aux politiciens, nous, nous ne nous disons pas que tant que nous ne sommes pas au pouvoir rien n’ira de l’avant. Ce qui compte le plus pour nous, c’est de voir nos propositions et nos réformes mise en œuvre au bénéfice des populations guinéennes.

 

·         C’est la raison pour laquelle aujourd’hui je me tourne d’abord vers vous pour vous soumettre ce projet. Ce projet appartient à notre génération et à toutes les populations guinéennes. Chacun de nous est appelé, non seulement à s’approprier ses fruits, mais aussi, à le critiquer et à le partager avec ses proches et amis jusqu’à ce que toute notre génération s’en approprie véritablement. Afin que chacun sache que, en dépit du poids de la répression et de la misère, l’heure n’est surtout pas au fatalisme. Tout est encore possible. Nous pouvons et devons changer le cours de l’histoire en Guinée.

 

·         Puis, en second lieu, je me tourne naturellement vers le gouvernement guinéen pour lui soumettre de manière très solennelle et citoyenne ce présent projet de réforme de l’État et de l’administration publique guinéenne. Dans les prochains jours, nous entreprendrons les démarches nécessaires afin que ce projet arrive dans de bonnes conditions aux mains du gouvernement guinéen. Je tiens à rappeler au gouvernement que je ne suis ni un adversaire ni un opposant politique. Et il aurait vraiment tors de me considérer comme tel.

 

Nous sommes tout simplement les guinéens nouveaux, ceux qui sont fatigués la "mamaya" et les protocoles éhontés ; ceux qui ne se contentent plus de quémander et d’attendre tout des acteurs politiques ; ceux qui proposent des solutions et réclament des résultats. Nous n’attendons pas du gouvernement qu’il réalise ce projet de réforme dans son ensemble. Alors pas du tout. Nous souhaitons tout simplement qu’il s’engage à intégrer au moins 3 des mesures phares de ce projet dans son programme d’action. Seulement 3 mesures et notre génération, voire le peuple dans son ensemble, en sera très reconnaissant le moment venu.

 

Ce que nous n’accepterons plus jamais au sein de la LDRG, c’est le statu quo, l’inaction, la médiocrité et le mensonge. La Guinée dispose des ressources et les moyens nécessaires pour garantir à l’ensemble de ses filles et fils : bien-être, sécurité, développement et prospérité. À présent il est temps d’engager des réformes aux bénéfices des populations guinéennes. Nous n’avons plus une seconde à perdre à observer le cinéma ridicule que la classe politique guinéenne nous offre nuit et jour à Conakry. Nous attendons incessamment des mesures fortes de la part du gouvernement guinéen. À défaut, que chacun se tienne bien, la LDRG ne se morfondra jamais dans l’immobilisme et le fatalisme. S’il faut qu’on prenne le pouvoir pour doter les populations guinéennes d’un État et d’une administration publique exclusivement à leur service, alors, avec le peuple de Guinée, avec cette génération trop longtemps martyrisée, au moment opportun nous n’hésiterons pas une seconde à reprendre ce pouvoir pour l’exercer au bénéfice du peuple de Guinée.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

Mamadou Oury Diallo

Président de la LDRG

Tag(s) : #Politique-Guinée