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gianfranco-fini.jpgLe président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, ancien allié de Sylvio Berlusconi, a réclamé dimanche sa démission.

Lors de la première convention de son parti, Futur et liberté pour l'Italie (FLI), il a déclaré que le chef du gouvernement « doit prendre la décision [...] de remettre sa démission et dire que la crise est ouverte » sans quoi le ministre, le vice-ministre et les secrétaires d'État de sa formation quitteront le gouvernement.

« Il nous faut un nouvel ordre du jour, un nouveau programme. Le centre droit tel qu'il était lors de la fondation du PDL [Peuple de la liberté, au pouvoir] n'existe plus », a-t-il ajouté.

Dans un long discours prononcé devant quelque 10 000 partisans, Gianfranco Fini a pourfendu le Cavaliere, de nouveau au centre d'une affaire de moeurs, en déplorant « décadence morale » en Italie et en jugeant que « les personnages publics doivent être des exemples ».

Une jeune Marocaine affirme avoir assisté, avant ses 18 ans, à une soirée privée à la villa lombarde de Berlusconi en échange de 7 000 euros.

Alors que plusieurs procès pour corruption sont intentés contre le chef de la droite, il a insisté sur la « légalité » sans laquelle, a-t-il dit, « il n'y a pas de liberté ».

M. Fini s'est aussi livré à une charge contre « un gouvernement qui ne gouverne pas ». Il a estimé que Sylvio Berlusconi a été incapable de remplir ses engagements auprès des électeurs et a qualifié la loi électorale de « honte ».

Le président de la Chambre, qui a entamé sa carrière politique sous la bannière de l'Alliance nationale, un parti néo-fasciste, a inscrit son nouveau parti au centre droit. Il a milité pour un « nouveau pacte social » et un régime fiscal avantageux pour le sud du pays, défavorisé.

Gianfranco Fini avait quitté à la fin juillet le Peuple de la Liberté (PDL) qu'il avait créé un an plus tôt avec Sylvio Berlusconi. Une quarantaine de députés et de sénateurs lui avaient emboîté le pas, privant le chef du gouvernement de sa majorité absolue à la Chambre et le mettant en danger au Sénat.

Ses partisans avaient toutefois mis de côté, du moins temporairement, la perspective d'élections avant le terme de la législature en 2013.

En réaction au discours de M. Fini, le président du Parti démocrate, Pier Luigi Bersani, a observé que la crise politique était en train de « s'accélérer ». « Aujourd'hui, Fini a passé le flambeau à Berlusconi, mais le flambeau est en train de s'éteindre », a-t-il ajouté. Le chef de l'opposition de gauche a toutefois dit douter d'une éventuelle démission de Berlusconi.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/11/07/008-italie-berlusconi-fini.shtml

Tag(s) : #Europe