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000 Par2953800 0Dans une interview à RFI, mercredi 20 janvier 2010, le futur Premier ministre guinéen, Jean-Marie Doré, s’est exprimé au sujet de l’avenir politique immédiat de son pays et de l’accord de Ouagadougou. Selon lui, tout est à remettre sur la table, notamment la question des candidatures à l’élection présidentielle, en principe interdites aux membres de l’exécutif de transition.

Jean-Marie Doré devrait être formellement nommé Premier ministre dans les heures qui viennent. Il a été reçu mercredi 20 janvier, dans l'après-midi, par le président par intérim Sékouba Konaté. Il était accompagné des anciens Premiers ministres François Lonsény Fall, et Lansana Kouyaté, ainsi que du vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Amadou Oury Bah. Jean-Marie Doré a été choisi après la signature de l'accord de sortie de crise à Ouagadougou, mardi 19 janvier. Il lui reviendra notamment d'organiser l'élection présidentielle prévue dans six mois. D’après l'accord de Ouagadougou, les autorités de la transition, les membres de la junte et des forces de défense et de sécurité « en activité » ne peuvent pas se présenter à cette élection.

Mais dans une interview qu'il a accordée à RFI, mercredi 20 janvier, et qui sera diffusée dans sont intégralité jeudi 21 janvier 2010 au matin, Jean Marie Doré déclare que « l'accord de Ouagadougou n'existe pas, puisque les Forces vives n'y étaient pas représentées ». Selon lui, tout est à remettre sur la table, y compris la question de savoir qui peut ou non être candidat à la prochaine élection présidentielle.

Jean-Marie Doré a aussi déclaré que la question d’une candidature d’un membre du CNDD à l’élection présidentielle « n’a pas encore été débattue avec le nouveau chef de la junte ». A ce sujet il a ajouté : « Aujourd’hui nous sommes avec un nouveau président du CNDD qui a un langage et une approche pragmatique. Il suscite l’espoir de tous les Guinéens ».

A la question « vous qui avez toujours combattu les régimes militaires, pourriez-vous accepter qu’un militaire puisse se présenter ? », Jean-Marie Doré a répondu : « S’il vous plaît, la question ne se pose pas au niveau de Jean-Marie Doré, mais au niveau de quelqu’un qui est prévu pour être Premier ministre. Donc je ne dis rien qui puisse engager le gouvernement et les Forces vives, tant que nous n’avons pas rencontré le président Sékouba Konaté ».

Au sujet de son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle, Jean-Marie Doré a déclaré : « Je ne suis pas encore nommé Premier ministre. On m’a proposé pour être Premier ministre. Quand je le serai, alors j’aurai une position sur tous les problèmes que vous soulevez. Je me réserve d’attendre qu’il y ait le décret qui nomme le Premier ministre, que j’aie vu les Forces vives et que j’aie vu le président Konaté et que de nos contacts il en résulte une ligne de conduite. A ce moment, vous aurez une nouvelle lecture de tous ces événements-là ».

Dans le même temps, les syndicats guinéens se sont réunis à la Bourse du travail de Conakry pour « harmoniser leurs points de vue sur la conduite à tenir », selon un responsable syndical. Jean Marie Doré devrait justement être assisté de deux vice-Premiers ministres, dont la syndicaliste Rabiatou Serah Diallo. En tout cas, son nom est dans l'air. Dans une entretien à RFI, mercredi 20 janvier, Rabiatou Serah Diallo a notamment déclaré : « Moi, personnellement, je n’ai aucune ambition politique, ni maintenant, ni après. Ma seule ambition est celle qui peut faire sortir le pays de cette crise. Je suis mandatée par le mouvement social, c’est-à-dire que je vais en mission. Je vais l’accepter parce que je dois m’assumer. Parce que je sais que ce sera un travail collégial, ils ne vont pas m’abandonner seule sur le terrain ».

Rabiatou Serah Diallo a également évoqué les difficultés auxquelles les membres futur gouvernement guinéen devront faire face : « Chacun s’y mettra et on mettra tout en œuvre pour qu’on puisse sortir grandis dans cette transition. Mais, d’ores et déjà, sachez que si nous convenons d’une feuille de route, cette feuille de route elle est à respecter. A travers cette feuille de route le peuple doit être respecté. Si tel n’est pas le cas, eh bien si nous avons décidé ensemble de clignoter à droite et si on veut nous amener vers la gauche, alors, au nom du mouvement social je me retirerai de la course ».

Le deuxième vice premier ministre du gouvernement de transition de Guinée devrait être le numéro deux de la junte, le général Mamadouba « Toto » Camara.

Source: http://www.rfi.fr/contenu/20100120-jean-marie-dore-jette-pave-marre-sujet-candidatures-presidentielle

Tag(s) : #Politique-Guinée