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Après la récente démission du Premier ministre japonais Naoto Kan, le parti au pouvoir, le Parti démocrate, vient de lui trouver un remplaçant, qui n'est autre que l'actuel ministre des Finances, Yoshihiko Noda. Plusieurs défis de taille l'attendent, dont la crise nucléaire, la hausse du yen et la déflation.

Agé de 54 ans, Yoshihiko Noda, actuel ministre des Finances, sera sans doute un autre Premier ministre intérimaire et assumera la fin du mandat de Naoto Kan. Une nouvelle élection du président du Parti démocrate aura lieu dans un an.

D’ici là, Yoshihiko Noda suivra à la lettre la politique du ministère des Finances. Il tentera de procéder à une hausse des impôts, de la TVA en particulier, qui ne dépasse pas 5%, pour financer la reconstruction des zones dévastées par le séisme et le tsunami du 11 mars. Yoshihiko Noda devra encore réduire une dette publique, qui à la fin de 2011, représentera 230% du PIB japonais.

Pour réduire cette dette, la TVA doit être triplée à 15 ou 17%, selon le FMI. Mais pour absorber un tel choc fiscal, Yoshihiko Noda devra prendre aussi des mesures de relance de la croissance. Elle est au point mort depuis des années.

Il devra lutter contre la flambée du yen. Les entreprises japonaises se servent du yen fort pour délocaliser leur production et racheter des entreprises à l’étranger, ce qui cause ici beaucoup d’inquiétude.

L’arrivée au pouvoir des démocrates en 2009, première alternance en plus d’un demi-siècle, n’a pas remédié à l’enlisement politique et économique du Japon. Selon le commentateur Koichi Ichiyama, « les Japonais sont apathiques, ils n’attendent rien ou presque du prochain Premier ministre, parce que le chef de gouvernement démissionnaire Naoto Kan n’a pas su faire face à la catastrophe naturelle, encore moins à l’accident nucléaire, il a pataugé, ce qui a aggravé la situation et les Japonais en ont plus qu’assez du parti de centre gauche au pouvoir, d’où leur apathie ».

Le centre gauche n’a pas su mettre fin à la collusion entre l’Etat et le secteur privé, dramatiquement illustrée par l’accident de Fukushima, où l’opérateur de la centrale, Tepco, continue d’agir comme il l’entend, avec l’appui de la toute puissante administration qui refuse de coopérer avec le Parti démocrate au pouvoir.

Source: http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110829-japon-yoshihiko-noda-remplace-naoto-kan-tete-gouvernement

Tag(s) : #Asie et Pacifique