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Acces_Donnees_Afrique.jpgLe concept d’ouverture des données publiques est simple et attirant : les informations que les gouvernements accumulent dans le cadre de leurs activités sont mises à la disposition des citoyens, ce qui les aide à résoudre les problèmes et leur permet de demander des comptes à la classe dirigeante.

Les gouvernements s’acquittent-ils de ce devoir ? Les citoyens s’en soucient-ils ? Voilà quelques-unes des questions débattues cette semaine à l’occasion du sommet de l’Open Government Partnership (OGP) [Partenariat pour des gouvernements ouverts] à Londres, au Royaume-Uni, où un nouveau groupe de travail sur l’ouverture des données publiques a été lancé. Le groupe est chargé de contribuer à la prise et à la mise en œuvre de nouveaux engagements de gouvernance ouverte dans le monde, dans le cadre de plans d’action nationaux de gouvernance ouverte.

Un rapport intitulé Baromètre pour les Données ouvertes (Open Data Barometer), a été lancé en prélude du sommet par Tim Berners-Lee, l’inventeur d’Internet et fondateur de l’Open Data Institute et de la World Web Foundation, organismes co-responsables du rapport.  Son contenu propose un aperçu de la situation.

Le rapport s’intéresse à 77 pays en développement dont il mesure la disponibilité des données publiques, leur utilisation et leur impact.

Les auteurs ont recueilli les avis de spécialistes des données ouvertes et également pris en compte les données disponibles pour classer les pays en fonction de leur volonté de tirer parti de l’ouverture des données publiques.

Les pays développés sont en tête du classement.  Pourtant, le Kenya - pays en développement le mieux classé, qui arrive en  21è position - se place devant des pays comme la Belgique ou l’Irlande.

Selon le rapport, le Kenya tire profit de la ‘vitalité du secteurtechnologique’  à Nairobi et jouit des nombreux efforts qui ont été consacrés au renforcement des capacités des citoyens, surtout les journalistes, ainsi qu’à l’accès aux données et leur utilisation. Il reste pourtant beaucoup à faire, puisque seulement 14 pour cent de la population a entendu parler ou visité le portail national des données publiques.

L’un des problèmes soulignés lors du lancement du rapport concerne la faible demande de données publiques émanant du grand public, surtout dans les pays en développement. 

Kwaku Ofosu-Adarkwa, directeur au ministère ghanéen de la communication, estime que ‘presque tout [le] pays est aujourd’hui couvert  par le haut débit – nous en avons fait une politique universelle’. Cependant, il précise que cette infrastructure ne suffit pas à elle seule pour assurer la concrétisation des retombées promises par l’ouverture des données publiques.

 
‘Nous voulons nous assurer que les gens comprennent de quoi nous parlons quand nous évoquons le concept d’ouverture des données publiques’, dit-il. ‘Et nous avons le devoir de bâtir une communauté qui y soit réceptive’.
 
Beth Noveck, fondateur de Governance Lab et professeur invité à l’Université de New York, estime que jusqu’à présent les initiatives dans ce domaine n’ont tenté que de ‘faire sortir les données’. Il s’agit désormais d’identifier les données qui seront ‘les plus aptes à aider les citoyens à résoudre les problèmes,’ suggère-t-elle.

Son organisation a récemment lancé un site Web, le GovLab Academy, dont l’objectif est de former et d’informer sur la manière dont les citoyens peuvent exploiter les données publiques.

‘J’estime que l’importance de ce groupe de travail est capitale pour la création d’un environnement propice au mentorat’, explique-t-elle, suggérant ainsi que les outils disponibles sur le site de son ONG pourraient être améliorés et mis à la disposition des citoyens des pays les moins développés.

Source: http://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/donnees/tout-scidev-net/l-acc-s-aux-donn-es-publiques-am-liore-t-il-la-gouvernance.html?utm_medium=email&utm_source=SciDev.Net&utm_campaign=3251460_13%2f11%2f11-Newsletter+SSA+French&dm_i=1SCG,1XOUC,B0LFEK,6YAO1,1

Tag(s) : #Science et Développement